Seigneur… Episode 2 : je vais avoir du mal

Il est une autre chose à mentionner au sujet des Hobbits du temps jadis, une habitude étonnante : ils aspiraient ou inhalaient au moyen de pipes en terre ou en bois la fumées des feuilles en combustion d’une herbe qu’ils appelaient herbe ou feuille à pipe, sans doute une variété de Nicotiana. Une bonne dose de mystère entoure les origine de cette coutume particulière, de cet “art” comme les Hobbits préféraient l’appeler (…)

(Tolkien, Le seigneur des anneaux, p. 20, Prologue, Chap 2, II De l’herbe à pipe)

Je peux comprendre sa démarche : on voit qu’il pose chaque pierre de son (petit/grand/pointilleux) univers, mais la description continue comme ça sur deux pages pour nous expliquer le fait “étonnant” que les Hobbits… fument ? Ca va, merci.

Allez, je vais faire un tour, sous la neige et sans fumer de pipe. Mais je n’abandonne pas encore, pas dans le prologue, pas avant que l’histoire… ne démarre. Elle démarre bien, à un moment ?

(et si vous voulez lire le 1er épisode, c’est ici 😉 )

Seigneur…

Je reviens de faire quelques courses pour le repas de ce soir. Rien de bien compliqué: deux filets de poulet, une salade, quelques échalotes, des pommes de terre. Et ça :

Le seigneur des anneaux, l'intégrale

C’est énorme, c’est massif, c’est une brique.

C’est dissuasif tant c’est épais, comme l’adaptation cinématographique de Jackson (plus soporifique que ça, on parlera de coma ou de mort cérébrale), et pourtant c’est sans hésiter, comme possédé par une force démoniaque, que j’ai poussé la porte de la librairie à la vitrine de laquelle il s’affichait et que je l’ai acheté, sans même l’ouvrir.

Un achat impulsif… le désir d’être comme tout le monde autour de moi qui ne cesse d’en dire du bien — “Je n’ai pas pu le lâcher, je l’ai lu d’une traite”, me dit en souriant la gentille libraire, “vous voulez un sac ?” — Tout le monde, j’vous dis. 

Je vais essayer de le lire entièrement, et sans m’endormir. Mais je ne promets rien. 

Par contre, j’en connais une qui se réjouit d’avance des heures de sieste et de caresses derrière les oreilles qu’une telle brique représente pour elle : la chatte, qui se vautrera sur mes genoux tout ce temps-là. Qui s’y est déjà vautrée, d’ailleurs le temps que je rédige ce billet.

Note Taker, facilement prendre des notes sur iPhone

Note Taker est une application de prise de notes à main levée ou, plus exactement, de prises de notes du bout du doigt :


L’idée c’est de pouvoir prendre facilement et rapidement des notes à la volée sans s’inquiéter d’appuyer sur la mauvaise touche du clavier (et, par exemple, mal noter un numéro de téléphone). Pour l’instant — et pour moi qui suis relativement peu doué avec les claviers virtuels — c’est le système le plus rapide et le plus fiable que j’ai trouvé, et c’est ce que j’utiliserais… si j’éprouvais le besoin de remplacer mon bloc-notes.

Les notes sont stockées sur l’équivalent de fiches bristol, que l’on peut ensuite envoyer par email, en JPEG. La version payante fait sauter la limite de 4 fiches et permet de retranscrire après coup les notes avec le clavier virtuel. 

Note Taker Lite (lien iTunes, gratuit), Note Taker (1,59€, line iTunes)

Plus d’infos sur le site du développeur.

C’est une très chouette application, qui tient ses promesses. Mais ça fait réfléchir à la fois à nos choix technologiques — toute cette électronique, l’immense force d’innovation de Apple, et des développeurs d’applications, pour tenter d’égaler le stylo et le papier ? — et à la place qu’on accorde encore à l’écriture manuscrite.