Seigneur…

Je reviens de faire quelques courses pour le repas de ce soir. Rien de bien compliqué: deux filets de poulet, une salade, quelques échalotes, des pommes de terre. Et ça :

Le seigneur des anneaux, l'intégrale

C’est énorme, c’est massif, c’est une brique.

C’est dissuasif tant c’est épais, comme l’adaptation cinématographique de Jackson (plus soporifique que ça, on parlera de coma ou de mort cérébrale), et pourtant c’est sans hésiter, comme possédé par une force démoniaque, que j’ai poussé la porte de la librairie à la vitrine de laquelle il s’affichait et que je l’ai acheté, sans même l’ouvrir.

Un achat impulsif… le désir d’être comme tout le monde autour de moi qui ne cesse d’en dire du bien — “Je n’ai pas pu le lâcher, je l’ai lu d’une traite”, me dit en souriant la gentille libraire, “vous voulez un sac ?” — Tout le monde, j’vous dis. 

Je vais essayer de le lire entièrement, et sans m’endormir. Mais je ne promets rien. 

Par contre, j’en connais une qui se réjouit d’avance des heures de sieste et de caresses derrière les oreilles qu’une telle brique représente pour elle : la chatte, qui se vautrera sur mes genoux tout ce temps-là. Qui s’y est déjà vautrée, d’ailleurs le temps que je rédige ce billet.

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