Merder, comme on dit

I scored the publishing coup of the decade: his final book. And then I blew it.

Ce qui pourrait se traduire par :

J’allais faire le coups éditorial de la décennie : son dernier livre. Et puis j’ai tout foiré.

Betraying Salinger (Trahir Salinger), un article à lire et à relire, dans lequel un petit éditeur indépendant raconte comment il a foiré l’opportunité incroyable de rééditer le dernier texte publié par J.D. Salinger. Comme il le dit lui-même, malgré toutes les excuses possible, inutile de chercher la faute ailleurs qu’en lui-même : “I know where the blame lies. After thinking I could do right by a man I admired, I let him down.”

Via encore-une-fois-j’ai-perdu-la-source, toutes mes excuses : je suis en pleine transition dans mon système de gestion des références, de toute évidence ça n’est pas encore au point (les suggestions sont les bienvenues).

Si vous désirez lire le texte de Salinger dont il est question, “Hapworth 16, 1924“, il faudra vous abonner à l’édition numérique du New Yorker, ce qui non seulement est une bonne idée mais vous donnera en même temps un accès illimité à l’ensemble des anciens numéros, dont celui du 19 juin 1965.

En voici les premières lignes :

Some comment in advance, as plain and bare as I can make it: My name, first, is Buddy Glass, and for a good many years of my life–very possibly, all forty-six–I have felt myself installed, plugged in, for the purpose of shedding some light on the short, reticulate life and times of my late, eldest brother, Seymour Glass, who did, committed suicide, opted to discontinue living, back in 1948, when he was thirty-one.

I intend, right now, probably on this same sheet of paper, to make a start at typing an exact copy of a letter of Seymour’s that, until four hours ago, I had never read before in my life. My mother, bessie Glass, sent it up by registered mail.

(J.D. Salinger, “Hapworth 16, 1924”)

Dimanche, c’est le jour du… travail

Comme tous les autres jours de la semaine, en fait 😉

Sérieusement, voici une matinée plutôt bien utilisée: réécriture de 20 pages qui franchement m’emmerdaient (comme vous ne pouvez pas savoir) dans le manuel Windows. Si vous le lisez jamais, vous n’imaginez pas ce que je vous ai épargné là 😉

Maintenant, assez bossé. Direction la cuisine pour préparer le déjeuner, et pour me vider la tête de tous les soucis.

Edit: Ha ben non, pas de cuisine. Ma moitié s’en ocupe déjà. Rien à faire.

C’est vachement pratique de savoir cloisonner les choses. Surtout les emmerdes.

C’est un truc que je n’arrivais plus à faire il y a quelque temps, et que je me réjouis d’avoir retrouvé. C’est d’ailleurs ce qui a coulé le Titanic : pas l’iceberg, mais le mauvais cloisonnement du navire, qui a empêché de contenir l’inondation à quelques compartiments.

Cloisonner et ignorer. Aussi, ça aide.

Ignorer les problèmes que l’on ne peut résoudre, au lieu de les laisser nous pourrir la vie.

Comme par exemple ces sites Web dont je parlai à la fin de ce billet : je sais qu’ils existent, je sais comment ils se comportent, mais je n’y pense plus. En fait, ce petit tacle m’est venu après coup, parce que j’étais d’humeur taquine. En le relisant, je vois qu’il est inutile.

Au lieu de gaspiller une seconde de mon temps et de ma vie pour eux — comme je le faisais il y a encore quelques mois de ça — je les ai zappés, virés de ma liste RSS, de mes contacts (pour ceux qui y étaient), etc. Au début, je me disais que c’était idiot et que ça ne marcherait pas, je pensais que je devais surveiller tout ça. Mais non, au contraire.

Quel pied. L’air est plus frais, le ciel est plus bleu et le Web est bien plus sympathique sans eux. Et je n’y ai rien perdu, loin de là.

Réussir à faire ça pour chaque problème insoluble. C’est peut-être ça la solution, en fait ?

Bon dimanche à vous 😉

Spotlight ? Je maîtrise. Enfin…

Depuis toujours, lorsque je veux modifier une recherche intelligente, je la supprime et la recréée à zéro. Du moins jusqu’à ce matin, jusqu’à ce clic droit accidentel sur l’une d’elles :

Afficher les critères de recherche

Afficher les quoi ?!

On peut modifier les paramètres, sans recréer la recherche

Rassurez-moi, c’est tout nouveau, ça n’existait pas avant Snow Leopard, voire même avant la 10.6.3 ? 😀

Scoop incroyable: c’est la liste des articles qui atterriront peut-être sur le blog dans les jours/semaines qui viennent (du moins ceux que je n’écris pas sous le coup d’une impulsion soudaine) 😉

Le partage de fichiers avec l’iPad: c’est vivant. Hélas

Après avoir survolés les limites de compatibilité de Pages iPad avec Pages Mac ou Word, voici un autre test qui me fout le moral à zéro, car il montre à quel point le partage de fichiers iPad à Mac est… nul.

Ce test a été par Ted Landau, qui décrit en détail le véritable chemin de croix que représente le partage de fichiers (Pages ou autres) entre un Mac et un iPad. Voici quelques commentaires à la fin du test, mais il faut véritablement se farcir les différentes étapes des pas-à-pas, aussi bien pour l’importation que pour l’exportation, pour apprécier la monstruosité de la chose :

Compared to the simplicity of this Mac-to-Mac transfer, the iPad-to-Mac transfer is a labyrinth of restrictions and complications. If you expect to transfer the same document between an iPad and a Mac multiple times, I can guarantee you will be grumbling before too long.
It gets worse. There is no way to share the same document with more than one iPad app. For example, a Word document imported to Pages cannot be accessed by any other iPad app, even other apps that can open Word documents. The only work-around is to import the document twice, once for each app. Further, if you ever delete an app from your iPad, any documents stored with that app are deleted as well.

Traduit vite fait (j’entends le café du petit déj’ qui m’appelle), ça dit :

En comparaison avec a simplicité du transfert Mac à Mac, le transfert iPad à Mac est un labyrinthe de restrictions et de complications. Si vous espérez transférer plusieurs fois le même document entre un iPad et un Mac, je peux vous assurer que vous ronchonnerez avant peu.
Mais ce n’est pas le pire. Il n’y a aucun moyen de partager le même document avec plus d’une seule application iPad. Par exemple, un document Word importé dans Pages ne peut pas être accédé par aucune autre application iPad, y compris les autres apps capables de lire les documents Word. La seule solution est d’importer le document deux fois, une fois pour chaque application.
Et si vous supprimez jamais une application de l’iPad, tous les documents qu’elle contenait seront supprimés en même temps.

Une des solutions que suggère Ted, c’est de permettre l’importation et l’exportation via MobileMe — on croit rêver, que Apple n’ai pas daigné implémenter ça — et non plus d’avoir un passage obligé par iTunes.

J’ajouterai à cela que j’attends impatiemment les retours d’expérience d’utilisateurs de Dropbox. En croisant les doigts.

La clé du succès d’une synchronisation réussie c’est la simplicité.

Elle devrait être aussi intuitive que possible (Apple, je t’ai déjà suppliée de racheter Dropbox, mais si tu ne veux pas : prend au moins exemple sur eux), automatisée et PAR-DESSUS TOUT elle ne pas impliquer de dupliquer les documents — ce qui rend la gestion des versions carrément kafkaïenne.

Source : File Sharing with an iPad: Ugh!. Via Daring Fireball