Gestion des cartes graphiques sur les MacBook Pro

Les nouveaux MacBook Pro 15″ et 17″ permettent le passage automatique d’une carte graphique intégrée (à faible consommation d’énergie) à une carte graphique dédiée (offrant de grosses performances pour les jeux, par exemple, mais aussi grosse consommation énergétique). La génération précédente de portables exigeait pour cela de fermer et relancer la session de l’utilisateur. Mais le plus important, c’est de noter que Apple a choisi de ne pas simplement utiliser Optimus, la solution développée par le fabricant de la carte graphique, mais la sienne propre.

Voici ce qu’on peut lire à ce sujet sur ars. Pour ne pas changer, c’est très instructif :

Apple’s approach in the new 15″ and 17″ MacBook Pros differs from Optimus in two key ways. The first is that the switching is all handled automatically by Mac OS X without any user intervention (…)
The second way (…) is that the integrated graphics are powered down when the discrete GPU is active. This saves even more power than Optimus does, leading to a stated battery life as long as nine hours.

Ce qui donnerait à peu près :

Le choix de Apple pour les MacBook Pro 15″ et 17″ diffère d’Optimus de deux façons essentielles. La première c’est que le changement (de carte) est entièrement géré par Mac OS X sans aucune intervention de l’utilisateur (…)
La seconde façon (…) c’est que la puce intégrée est éteinte lorsque la carte dédiée est active. C’est encore plus économique que Optimus, et cela donne une autonomie annoncée sur batterie allant jusqu’à 9 heures.

En clair, OS X décide quand passer de la petite à la grosse carte (selon ce qu’on l’on fait) et, lorsqu’il utilise l’artillerie lourde, il coupe tout simplement le jus de la petite carte. Tout cela de façon automatique (Ars signale malgré tout que l’utilisateur dispose d’une option pour désactiver le basculement).

Cela montre encore une fois que c’est non seulement dans le détail que l’on fait la différence, mais aussi dans la façon de réfléchir à un problème dans son ensemble. Savoir regarder autrement.

Pour Apple, ce n’est pas seulement d’offrir à l’utilisateur la possibilité de passer d’une carte graphique puissante à une carte basique, et vice versa, mais de le faire en ne perdant pas de vue l’ensemble du problème, à savoir : on est sur un ordinateur portable, dont un des soucis majeurs est d’en limiter la consommation énergétique. Et ça marche : vous avez vu l’autonomie de fou de ces machines ?

C’est un peu comme l’apparition du multitâche sur iPhone OS 4. Beaucoup l’attendaient depuis longtemps, mais Apple a pris son temps. Le temps du marketing certainement un peu, mais aussi le temps de réfléchir à la question, plus et mieux que n’importe qui d’autre avant ça, pour nous proposer un système multitâche qui ne transforme pas le petit iPhone en un veau inutilisable, et qui n’épuise pas sa batterie en laissant les applications faire ce qu’elles veulent.

iPad, un échec annoncé ?

Mais je rêve ? Qu’est-ce que l’iPad permettrait de plus en matière d’« écriture multimédia » que ne permet pas déjà le web avec n’importe quel navigateur récent ??
(L’iPad et la presse: l’aveu d’un échec).

Je pense que ce n’est pas tant quoi — ce qu’il va permettre de faire — que comment.

Pour le reste, je suis assez d’accord avec cet article : l’iPad ne sauvera pas d’un coup de baguette magique la presse et les magazines traditionnels.

Sur le même sujet : L’ultime machine à écrire ?

Ca fait quoi un geek qui à besoin de se vider la tête ?

coder

Ca se jette à corps perdu sur quelque chose d’informatique. Du code.

Troisième soir que je passe sur ce script. Même si ça m’énerve de piétiner (je ne suis pas très doué), ça me fait un bien fou car pendant ce temps là je ne pense à rien d’autre que ce satané code. Les soucis, tout ce qui est désagréable, disparaissent.

J’y retourne. Bonne soirée.

4Go de RAM

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4Go de RAM installés par défaut dans les nouveaux MacBook Pro, dévoilés cet après-midi par Apple.

4Go, c’est généreux. Surtout de la part de Apple. C’est peut-être même la première fois que je vois un modèle “accessible” de portable Apple doté de plus que du minimum vital de mémoire vive.

Dans la gamme des portables “Pro” (même s’il n’en a pas l’étiquette), il reste le MacBook Air : coincé avec ses 2go de RAM soudés sur sa carte mère, il aurait bien besoin d’une mise à jour. J’avoue que l’idée d’Anthony me plait pas mal 🙂

Inépuisable, mais agaçant New Yorker

Je vous en parlai alors. Mais en vous disant que c’était une bonne idée de vous abonner à l’édition électronique, je pensais bien plus au contenu inépuisable, les archives du journal remontant jusqu’en 1925 — année de la création de la République autonome du Gorno-Badakhshan — que je ne parlai de la qualité de l’expérience, du confort de lecture de ces archives.

Car, voyez-vous les archives sont accessibles sous la forme de photos des doubles pages du magazine, intégrées dans un navigateur en Flash. L’on peut voir la double page, mais ne rien réussir à lire ou presque :

Double page complète, trop petit pour être lisible
On accède non seulement aux archives, mais aussi aux numéros récents, bien entendu. Extrait du numéro du 19 avril 2010.

Ou voir un fragment de la page et cliquer et faire glisser, et cliquer et faire glisser, et cliquer et faire glisser pour lire la suite du texte. Puis cliquer encore une fois, pour tourner la page.

Passionnant, mais pas si simple d'accès que ça

Il n’est même pas possible de facilement télécharger un numéro, pour au moins échapper à l’interface en Flash, par exemple en récupérer une version PDF. On peut imprimer des pages, en les sélectionnant… une par une.

Cliquer sur une page à la fois. Youpieee

Notez que sur Mac, cela laisse donc la possibilité de créer un PDF depuis le menu Imprimer du navigateur.

Le PDF affiché dans Aperçu

Comme le PDF est en réalité constitué de photos des pages, il est impossible de faire un copier-coller du texte ou même de faire une recherche (Attention: notez que la recherche est possible dans la version en ligne, directement dans le lecteur Flash), à moins de le passer dans un OCR…

Voilà. Comprenez que ça n’enlève rien à la richesse phénoménale de ces archives et à la qualité du contenu. Cela ne m’empêche pas d’être un abonné enchanté. Mais je voulais vous signaler ce (très gros) désagrément au cas où l’un(e) d’entre vous déciderait de suivre mon conseil en vous abonnant à l’édition numérique du New Yorker 😉