Kick (my) Ass

Si vous voulez voir une fillette entièrement vêtue de cuir noir,
Si vous voulez voir une fillette se faire tirer dessus par son papa, et lui en être reconnaissante,
Si vous voulez voir une fillette se faire éclater (la tête) par un vilain monsieur,
Si vous voulez voir une fillette manier des flingues et des couteaux au lieu de jouer à la poupée,
Si vous voulez voir une fillette éclater la tronche à plus de méchants méchants que Schwarzenegger dans Commando (enfin, peut-être pas)

… Allez voir Kick-Ass.

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Et même si vous ne voulez pas voir ça, allez le voir !

Provocation gratuite mise à part, Kick-Ass n’est pas l’histoire de cette petite fille (Hit Girl) ni de son papa (Big Daddy, génialement interprété par Nicolas Cage), qui s’emploient très sérieusement à détruire un gang mafieux. Même si c’est eux qui, à mon avis, rendent ce film mémorable — Kick-Ass, c’est d’abord l’histoire de Kick-Ass lui-même.

Kick-Ass (vu le contexte, on pourrait traduire par “le botteur de cul”), c’est un ado branleur (dixit lui-même) qui n’a pas le moindre super pouvoir, à part celui d’être invisible aux yeux des filles (ibid.), mais qui décide malgré tout d’essayer de devenir un superhéros, pour voir si c’est possible et parce que, au fond, il est profondément généreux et courageux. Kick-Ass ou, comme le surnomme justement Nicolas Cage, “Ass-Kicked” (le cul botté), c’est donc l’histoire de ses super-mésaventures. Et c’est drôle comme peu de films de superhéros parviennent à l’être.

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Je pourrais vous expliquer que le film fonctionne au second degré, sur le mode de la caricature — du moins partiellement : la fin étant malheureusement presque aussi plate et moralisatrice que n’importe quelle autre production hollywoodienne “normale”.

Je pourrais vous dire qu’il joue la provocation comme d’autres films bien moins téméraires jouent la surenchère d’effets spéciaux, et qu’il s’amuse de tout sans le moindre respect — en partie du moins, car par moment on a le sentiment que le film cherche à rassurer une audience qui peut ne pas comprendre que cette fillette à couettes puisse tuer tout ce qui bouge ou se faire salement éclater la tronche par des adultes qui n’ont rien à foutre de son âge.

Je pourrais vous suggérer de prendre le temps de réfléchir à ce qui est véritablement le plus intéressant dans ce film, quelque chose que son côté moralisateur tente de masquer (cette fin niaise, toujours) : la place donnée à un(e) enfant dans l’histoire, comme autre chose qu’une victime à venger ou à protéger, autre chose qu’une porteuse de poupée Barbie qui fait joli dans le décor, mais comme un personnage à part entière, qui prend son destin en main, presque avec ses propres motivations et ses désirs — presque. Quelque chose de rarissime en fait, que la fin du film tente maladroitement de désamorcer par un retour à la normale qui sonne aussi juste qu’une promesse de politicien.

(edit: on pourrait aussi parler de sa critique de notre côté voyeurs,, de notre paresse et de notre lâcheté.)

Mais de tout ça — on s’en fiche un peu — il sera toujours temps de parler un soir où on s’emmerdera ou lorsqu’on voudra se donner l’air malin devant les filles, ou les garçons. Ce qui compte, c’est que c’est bon.

Ça pétille de sourires malicieux, d’une savoureuse envie de mettre des coups de boule dans la tronche des blockbusters plus cons les uns que les autres. Je me suis marré comme rarement et j’ai aimé cette histoire qui ne se prend pas trop au sérieux. J’ai bien aimé aussi la façon de jouer avec la bande-son. Un film brillant, là où on ne l’attendait pas forcément.

Allez le voir. Ou bien Hit Girl vous demandera des comptes.

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Et par pitié, allez le voir en VO (des extraits que j’ai vu, le doublage semble nul à chier: aseptisé).

IE 9 ne supportera que H.264 pour les vidéo HTML5

The future of the web is HTML5. Microsoft is deeply engaged in the HTML5 process with the W3C. HTML5 will be very important in advancing rich, interactive web applications and site design. The HTML5 specification describes video support without specifying a particular video format. We think H.264 is an excellent format. In its HTML5 support, IE9 will support playback of H.264 video only.

IEBlog

(edit: Oups, j’ai oublié la VF 🙂

Le futur du Web c’est le HTML5. Microsoft est profondément engagée avec le W3C dans le processus (de développement) du HTML5. HTML5 sera très important dans la promotion de contenus riches, d’applications Web interctives et dans le design de sites. La description du support vidéo de HTML5 ne spécifie pas un format vidéo en particulier. Dans son support du HTML5, IE9 ne supportera que les vidéo en H.264.

Quelqu’un pour annoncer la nouvelle à Adobe ?

Via Daring Fireball

Est-ce à moi que vous vous adressez aimable inconnu ?

Ça faisait longtemps que j’attendais que les films débarquent sur iTunes. Je devrais donc me réjouir que ce soit enfin dispo — seulement, voilà :

Filmsuritunes

Je suis peut-être trop exigeant (edit: et trop naïf), mais d’un film acheté en téléchargement je m’attends à pouvoir faire la même chose qu’avec celui acheté sur un DVD : choisir la langue.

Je me suis fait avoir, en achetant sans vérifier un tel détail qui, pour moi, allait de soi — je ne peux pas imaginer qu’on me propose “moins” qu’avant, en prétendant que c’est mieux. Mais tant pis, ça me servira de leçon : ce sera le seul film que j’achèterai sur iTunes tant que je n’aurais pas le choix de la langue.

You talkin’ to me? Well I’m the only one here. Who the fuck do you think you’re talking to?

Et si Apple laissait tomber les Mac ?

Revenons un instant sur cette lettre de Steve Jobs à Adobe, dont je vous parlai hier :

Flash was created during the PC era – for PCs and mice. Flash is a successful business for Adobe, and we can understand why they want to push it beyond PCs. But the mobile era is about low power devices, touch interfaces and open web standards – all areas where Flash falls short.

A mon avis, la phrase véritablement la plus importante de cette lettre semble être passée inaperçue sur les blogs qui l’ont pourtant relayée avec enthousiasme :

Flash was created during the PC era (…) but the mobile era…

En Français :

Flash a été conçu à l’ère des PC (…) mais l’ère mobile…

L’idée implicite derrière cette impitoyable petite phrase étant que cette “ère des PC” est terminée : nous sommes entrés dans l’ère mobile. Or, les Mac sont des PC.

C’est une question qui me chatouille depuis un moment (2005), et qui mérite plus que jamais qu’on prenne le temps d’y réfléchir.

Steve Jobs, n’a jamais montré une nostalgie débordante pour l’informatique d’hier, même celle de Apple. On sait aussi qu’il ne recule pas devant des décisions radicales, comme d’abandonner la disquette 12 ans avant tout le monde, ou refuser le Blu-Ray sur les Mac, etc.

Alors, pourquoi Apple continuerait-elle à fabriquer des ordinateurs “classiques” ?

Parce qu’elle l’a toujours fait ? Non. Il y a quelques exemples de produits “Apple” qui ont vécu et qui ont disparu. Le Mac lui-même est né en 1984, Apple existait depuis quelques années.

Parce que c’est rentable ? Oui, bien sûr les Mac sont rentables. Ils ne l’ont même jamais été autant. Mais l’iPhone et l’iPad le sont déjà plus, alors qu’ils viennent à peine d’apparaître sur le marché. En fait, avec le AppStore, ils ont créé un nouveau marché sur lequel Apple serait tout simplement folle de ne pas s’investir à fond.

Et ne parlons même pas de iAd, qui risque bien de tout chambouler lui aussi. Tant dans la façon dont on consommera (et percevra) la publicité (et dont on consommera les applications), que dans la façon dont elle permettra à Apple de faire du profit. J’y reviendrai dans un prochain billet : c’est un sujet que je trouve passionnant.

Posons la question autrement : y-a-t’il une seule raison qui pourrait obliger Apple à continuer à fabriquer et vendre des Mac ? En dehors du plaisir d’avoir un ordinateur bien fait sous la main, je vois deux raisons très concrètes :

  • L’iPad ne peut pas encore remplacer un ordinateur pour faire ce que l’on fait sur un ordinateur : de la retouche, de la vidéo, etc. Même pour de l’écriture un peu sérieuse, il ne peut pas encore rivaliser. On parie sur le temps que ça va lui prendre pour changer ça ?

  • On a besoin d’un Mac pour développer des applications pour iPhone et iPad. C’est vrai, aujourd’hui. Mais demain ? Ne serait-ce pas plus intéressant pour Apple de “libérer” les outils de développement de la plateforme Mac, voire de “libérer” OS X, et de se concentrer sur ce nouveau marché incroyablement prometteur et qui est déjà plus rentable que le bon vieil ordinateur de papa ?

C’est une question.

Depuis plusieurs mois, je garde sous le coude un article que je n’arrive pas à publier. Parce qu’il ne sonne pas juste. Je m’y étonne de la médiocrité des efforts de Apple en ce qui concerne le “cloud computing”, je m’y désole de la médiocrité de iDisk, de la rigidité de MobileMe et de son manque de vue d’ensemble par rapport à nos données. Enfin, ce genre de choses.

Mais plus je lis la lettre de Jobs, plus j’ai le sentiment que si Apple ne fait pas vraiment d’effort sur MobileMe c’est, peut-être, qu’elle a quelque chose de plus sexy en vue… Ce dont je suis persuadé, de toute façon, c’est que l’iPad ne donnera sa pleine mesure que si le stockage et l’accès aux données n’est plus plus un problème. Ainsi que leur sauvegarde… en ligne.