Sommes-nous condamnés au neuf ?

Une des choses qui m’emmerde le plus avec les ebooks, c’est que ce sont des ebooks.

S’ils m’énervent, c’est pas tellement parce que j’aime le papier — ok, j’aime le papier — que parce que je ne peux pas acheter (ou vendre) d’ebooks d’occasion.

Ils sont toujours aussi lisses et brillants que l’écran sur lequel on les affiche. C’est à peine si on peut les annoter. Jamais une page cornée. Jamais une tâche. Jamais leurs pages ne jauniront. Le temps ne laissera jamais la moindre marque sur eux. Ils sont parfaits, quoi. (Enfin si on peut parler de perfection pour un produit qui ne réussit toujours pas à égaler même un mauvais livre de poche mal imprimé. Et si l’on peut, sans rire ou pleurer, parler de perfection pour un produit volontairement corrompu par des DRM qui peuvent le rendre illisible du jour au lendemain.)

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Lors de ma promenade matinale, je suis tombé sur un vide-grenier. J’en suis revenu avec 6 bouquins, pour un coût total de 2 euros.

Ça n’existe pas les tables branlantes faites d’une planche et de deux tréteaux, hâtivement montées sur un trottoir le temps d’une brocante, sous lesquelles on déniche parfois une caisse pleine d’ebooks à-pas-cher ; ça n’existe pas les petites boutiques appréciées des amateurs, où l’on trouve des ebooks d’occasions, des ebooks rares.

Je possède énormément de livres achetés d’occasion, parce que pas chers bien sûr, mais aussi tout bêtement parce qu’ils n’existent plus ou pas en neuf. J’ai même gagné ma vie durant quelques années en vendant des livres et des BD d’occasion sur les brocantes.

C’est fini ? Serons-nous obligés de payer plein pot pour tout ? Serons-nous condamnés à ne lire que ce que les éditeurs voudront bien garder dans leur catalogue ?

Sommes-nous condamnés au neuf ?

[EDIT: pour éviter tout malentendu, je précise que je lis des ebooks — ou des e-textes — depuis la fin du XXè siècle ;-)]

Oui, je vais lire “Bouvard et Pécuchet”, enfin. Mais j’ai une excuse : une prof avait essayé de me forcer à le lire quand j’étais à l’école, alors que je n’étais de toute évidence pas prêt. Il aura fallu quelques années pour que la plaie cicatrise 😉

Apple: et si on inventait Instapaper pour Safari 5 ?

Une des nouveautés du prochain Safari, sera la possibilité d’afficher les pages de façon simplifiée (sans le bordel graphique, sans les pubs ?, sans la mise en page pas toujours heureuse). Bref, ce sera pratique.

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Mais si vous ne voulez pas attendre, rappelons que Instapaper offre déjà le même précieux service, gratuitement et sur n’importe quel (bon) navigateur Web.

(Oui, j’aime Instapaper.)

Vu sur MacGé : Exclu : Mac OS 10.6.4 et Safari 5 pour la WWDC

Plutôt crever que bosser pour Ballmer

C’est en résumé le contenu de cet excellent billet que David Heinemeier Hansson consacre à Steve Ballmer en tant que PDG de Microsoft :

(…) at least you used to have some awe and respect for the gorilla that was Microsoft. Bill Gates might have been an evil genius, but at least he was a genius.

Now contrast this to Steve Ballmer. Who’s certainly no genius and calling him evil is to belittle evil. He has turned the gorilla into a buffoon. And frankly, it’s sad. Gone are the feelings of rage (except when they patent troll people for being web apps) and left is pity.

(…)

It matters who’s at the top. It sets the company tone. Microsoft is undoubtedly full of very smart people, but as long as they are being run by Steve Ballmer, they’re going to be shackled by his ineptitude.

I wish Microsoft had their evil genius back.

En français :

(…) au moins, vous éprouviez un peu de respect pour le gorille qu’était Microsoft. Bill Gates était peut-être un génie du mal, mais au moins il était un génie.

Comparez ça avec Steve Ballmer. Qui n’est certainement pas un génie, et le qualifier de diabolique reviendrait à déprécier le mal. Il a transformé le gorille en bouffon. Et, franchement, c’est triste.

(…)

L’homme qui est aux commandes est important. Cela donne le ton de la société. Microsoft est indubitablement bourrée de personnes douées, mais tant qu’elles seront commandées par Steve Ballmer, elles seront entravées par son inaptitude.

Je souhaite que Microsoft retrouve son génie du mal.

You couldn’t pay me to work for Ballmer, à lire et à savourer. Via Daring Fireball.

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Pourquoi Apple est-elle Apple ?

Y a une vie hors du Web…

… et hors de l’iPad. Voilà mon programme de lecture pour ce WE :

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Le dernier numéro de Locus et du Matricule des anges, Les intermittences de la mort de Saramago (je ne le finirai sûrement pas ce WE), et le premier jet d’une traduction inédite d’un auteur que j’apprécie autant qu’il m’agace — je vous en reparlerai — par une traductrice dont j’apprécie le talent de traducteur autant que… j’apprécie ce qu’elle écrit comme auteur 😉