Une autre tarification pour l’App Store

I wish there were a way to do more flexible pricing at the App Store. In particular, I wish we had a way to do upgrade pricing for people. For example, people who have OmniFocus on the iPhone and want to add it for the iPad as well. But right now, the App Store model is based off the music model. You buy a song, and then later you buy another song. You don’t get a discount along the way.

TMO Interviews The Omni Group: Working with Apple

Ken Case, à propos du système de tarification de l’App Store :

J’aimerais qu’il y ait plus de souplesse pour fixer les prix sur le App Store. En particulier, je voudrais avoir la possibilité de faire un tarif de mise à jour. Par exemple, les personnes qui ont déjà OmniFocus sur l’iPhone et qui voudraient l’avoir aussi sur l’Ipad. Mais à l’heure actuelle, le modèle de l’App Store est basé sur celui de la musique. Vous achetez une chanson, puis plus tard, vous achetez une autre chanson. Vous ne bénéficiez pas d’une ristourne.

C’est vrai que ça manque, et que ça va manquer de plus en plus le temps passant. En effet, si tout le monde ou presque qui vient de s’équiper d’un iPad ou d’un iPhone accepte de payer plein pot pour acheter les applications dont il a besoin, combien accepteront de payer ainsi pour chaque nouvelle version ? — Pas moi. Enfin, je ne crois pas.

Il manque aussi une façon simple de tester les applications — l’App Store signe-t-il la fin des sharewares ?

Vive la merde (où je parle de foot et de journalisme)

Il paraît que Sarkozy veut de états généraux du foot français.

Ben tiens, parlons foot. Mobilisons les Français sur ce grave problème. Ce sera moins emmerdant que parler retraite, relance économique, chômage, magouilles et autres saletés qui, elles, ne semblent pas remettre en question le Maillot, le Drapeau, l’Honneur, la Grandeur et l’Image de la France (là, on sifflotera la Marseillaise).

Malheureusement, le foot ne m’intéresse pas plus que ça (mes excuses aux fans). Je ne vais donc pas m’y attarder. Ce qui m’intéresse un peu plus, en revanche, c’est le journalisme.

Or, ce que j’ai vu comme journalisme ces derniers jours me fait réfléchir. Mais, me direz-vous, que diable ai-je bien pu voir qui pousse un esprit aussi borné que le mien à… réfléchir ?

J’ai vu une incroyable course à la veulerie;
J’ai vu une surenchère d’Honneur, de Dignité, de Grandeur et de france Majuscule (on emploie souvent des grands mots, quand on n’a rien à dire);
J’ai vu une écoeurante marée de Drapeaux outragés, de Nation humiliée;
J’ai vu un authentique lynchage des Nullités, des Mickeys et de Zéros, pour reprendre quelques expressions lues ici et là;
J’ai vu une gigantesque branlette patriotique à laquelle s’est livrée une bonne partie de la presse, qui n’avait sans doute rien de mieux à faire.

Ayant vu tout cela, j’aurais apprécié que le président convoque également des “états généraux de la presse française”. Histoire de faire le point et de comprendre comment on est passé d’un travail d’information à celui de torche-cul, pour le dire poliment.

Mais peut-être les politiciens (et les annonceurs qui font vivre les journaux) apprécient-ils un journalisme qui se complaît dans les non-sujets, préférant les émotions aux questions ? Une presse vendant du papier comme d’autres vendent leurs fesses ? Une presse qui fait de la merde plutôt que du journalisme ?

A quoi sert la presse ? Il faudrait peut-être se poser la question.

Enfin, à quoi bon. J’arrête là, je vais encore me fâcher avec tout le monde et ça ne servira à rien. Ce n’est qu’un cri du coeur d’un lecteur déçu par ce journalisme (en) français.

Promis, un de ces quatre, pour compenser cet amer billet, je ferai un autre billet à propos des rares journalistes (et des encore plus rares journaux) que je continue à suivre avec intérêt, qu’ils soient papier, radio ou en ligne — aucun “journal” TV, pas l’ombre d’un, ne méritant le sacrifice d’une seule seconde de mon temps, ni du vôtre d’ailleurs.

Ça fait plusieurs jours que je pense à écrire un billet à ce sujet, depuis que le lynchage a commencé. Mais je vous avoue que je n’ai jamais trouvé par quel bout le prendre, tant il y aurait de choses à dire. Je n’ai toujours pas trouvé, en fait, et ce n’est pas le billet que je souhaitai écrire.

C’est juste que les simagrées politiciennes me font encore plus bondir : il n’y a rien de plus dangereux et de plus suspect que de voir les politiques et la presse avancer main dans la main, pour dire du mal (ou du bien) de quelqu’un, même quand il s’agit seulement de parler football.

Dans cette histoire, tout le monde est hyporite. Au fond, c’est ça le problème. Pas juste quelques politiciens et quelques pisse-copie affublés d’une carte de presse, mais tout ce monde qui fait mine de s’offusquer de la raclée reçue, de la défaite — cette ligne Maginot du foot — comme si rien ni personne, et depuis longtemps, n’avait annoncé la catastrophe.

S’il y a bien une chose que l’iPad ne remplace pas

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C’est mon bloc-notes.

Je me suis assis dessus, je lui ai plus d’une fois marché dessus en sortant du lit, il est tombé un nombre incalculable de fois, ses pages sont remplies de gribouillis et de ratures, ses feuilles sont cornées, certaines sont tachées et d’autres ont carrément été arrachées pour les donner (quand ce n’est pas le chat qui a fait ses griffes dessus). Mais il ne pèse rien, il tient dans la poche, il offre une autonomie de fou et il marche toujours aussi bien. En plus il ne coûte rien, ou presque.

Pourquoi je vous parle de ça ? Parce qu’un ami me faisait part de sa déception par rapport à l’iPad qu’il trouvait trop lourd pour lire et pas pratique pour prendre des notes en déplacement (en se tenant debout, par exemple). En plus d’être des geeks, cet ami et moi nous partageons pas mal de choses, pas mal d’enthousiasmes et de dégoûts. Mais là, nous ne sommes pas entièrement d’accord 😉

L’iPad est trop lourd ? Oui, comparé à d’autres liseuses. Cela dit, il reste parfaitement confortable posé sur les genoux ou bien vautré dans un fauteuil ou au lit. Et ne doutons pas qu’il maigrira à la prochaine version. Enfin, n’oublions pas qu’il fait bien plus que simplement liseuse : Web, mail, RSS, jeux, musique, vidéo, etc. C’est aussi un outil de travail.

L’iPad n’est pas pratique pour prendre des notes en déplacements ? Oui et non. Comme je le disais, l’iPad ne remplace pas mon bloc-notes. À mes yeux, ce n’est pas du tout son rôle.

Pour moi, c’est la plus aboutie des machines à écrire, totalement portable et à peine plus encombrante qu’un livre, mais il reste une machine, c’est-à-dire quelque chose devant lequel on s’installe pour travailler : l’iPad est posé sur une table et je suis assis devant pour écrire ça, mes deux mains tapotant les touches du clavier comme je le ferais avec un ordinateur portable classique, juste un peu moins vite. Mais pas du tout comme je le ferais avec un bloc-notes : que je tiens d’une main tout en écrivant de l’autre, assis ou debout : en attendant le bus ou même dans le bus qui roule, par exemple.

Pour un type comme moi, l’iPad est la première véritable alternative à l’ordinateur portable traditionnel.

Non, il ne rivalise pas avec un MacBook (Pro) pour faire de la retouche ou du montage vidéo ou des choses un peu lourdes et graphiques. Par contre, il propose déjà tous les outils dont, moi, j’ai besoin : écrire, lire, RSS, mail et Web — sans oublier Twitter ou même les jeux (bien que j’attende toujours un jeu d’échecs qui soit optimisé). C’est aussi un excellent baladeur et une visionneuse de films et de photos. Le tout avec une autonomie de fou et pesant moins de 800 gr.

Alors que c’est une première version, L’iPad a déjà remplacé mon MacBook Air. Sans aucune difficulté.

Mais, sans rire, si vous avez besoin d’un bloc-notes, achetez-en un… en papier. Et achetez un bon stylo.

Que vous optiez pour un Moleskine (11 €, belle couverture noire, bonne reliure, mais papier à chier) ou un Clairefontaine (2 à 3 €, reliure à spirales, superbe papier, couverture colorée pas très “sérieuse”), cela vous reviendra bien moins cher qu’un iPad et cela marche du feu de dieu pour prendre des notes et même pour dessiner — ben, quoi ? 😉

Mac OSX invincible ?

Apple tient à son aura de quasi invincibilité face aux attaques du web, mais l’actualité de ces derniers mois nous ont prouvé que les pirates commençaient à voir dans les Mac des cibles tentantes et profitables, assez pour lancer des attaques ciblées. Certes elles sont encore rares et de peu d’ampleur, mais tant qu’Apple n’aura pas fait d’efforts d’éducation de ses clients sur les conséquences de rentrer à la légère son mot de passe administrateur, les plus crédules seront à la merci d’attaques dangereuses. Ils le savent, d’où la mise en place de cette protection même sommaire.

(Une polémique sur la mise à jour silencieuse de l’anti-spyware de la 10.6.4, sur Macbidouille)

On ne le dira jamais assez : oui, Mac OS X est un système fiable et sécurisé (il n’y a pas de virus sur Mac); non, le Mac n’est pas invulnérable. En clair, il n’y a pas de potion magique qui le rende invincible : si vous installez n’importe quoi, ne venez pas pleurer le jour où quelque chose se passera mal…

Ce n’est pas pour se la jouer à la James Bond du dimanche qu’il faut taper son mot de passe quand on fait certaines opérations qui impactent le système. C’est d’abord pour empêcher n’importe qui de pouvoir faire n’importe quoi sur notre oridnateur. Mais c’est aussi un excellent moyen de nous donner le temps de réfléchir avant de faire peut-être une grosse connerie.

Et bien entendu, en plus de réfléchir à ce que l’on fait, on continuera à faire méthodiquement des sauvegardes.

iPad: les apps (vraiment) indispensables pour bosser

On m’a posé la question qui tue : quelles sont les apps vraiment indispensables pour bosser sur l’iPad ? Pour GTD et tout ça.

Je sais que c’est la mode de dresser ce genre de listes, mais bon… ça dépend quand même de votre travail : un médecin, un tueur à gages et un auteur n’auront pas les mêmes besoins 😉

Tout ce que je peux donner comme réponse (et ce que je peux sincèrement vous recommander sans me la péter en parlant de choses que je ne connais pas), ce sont les apps que j’utilise vraiment.

À part les jeux donc, voici la liste de ce qui m’est indispensable pour travailler :

  • Mail. Bon Dieu, qu’il est pratique,
  • Safari (et Wikipédia et Google),
  • MobileMe pour la syncro du carnet d’adresses et pour iDisk (compatible avec GoodReader),
  • Simplenote pour la prise de notes sans stress et la syncro,
  • TextExpander pour ne pas retaper toujours les mêmes choses (un de ces quatre je ferai une petite démo),
  • Dropbox pour accéder à tous mes fichiers et la syncro entre toutes les machines,
  • TaskPaper, pour gérer mes listes et mes projets (c’est donc là que je “fais” du GTD). Comme sur le Mac : j’aime sa simplicité. Mais il pourrait être encore plus simple sur l’iPad.
  • GoodReader, pour lire plein de fichiers différents, mais surtout pour les PDF,
  • Instapaper pour lire les pages Web,
  • Docs2Go, quand il faut manipuler des fichiers Office (en clair, oubliez la version 1 de iWork pour iPad, laissons à Apple le temps de la faire mûrir),
  • NewsRack pour les RSS,
  • 1password pour gérer les mots de passe.

J’en utilise d’autres, mais pas assez fréquemment pour dire que c’est significatif dans un cadre pro. Et pour finir en beauté (avec un peu pornographie Apple qui fera monter les stats du blog), voilà ce qu’exhibe l’écran d’accueil de mon iPad :

Ipadhome