Et si on parlait de vrais auteurs ?

D’auteurs, et de livres papier que vous pourrez croiser et feuilleter (les livres, pas les auteurs) en live pas plus tard que demain samedi :

Samedi 18 juin à partir de 17h : Mélanie Fazi, Léo Henry, Jacques Mucchielli et Stéphane Perger débarquent au Virgin Megastore des Champs Elysées.

Parlez-en ! Allez-y ! Emmenez vos amis, votre famille, les gens que vous croisez dans la rue… Bref, battez le rappel, c’est un moment… rare.

Je relaie l’info avec d’autant plus d’enthousiasme que les deux bouquins en question sont EXCELLENTS (et que leurs auteurs sont assezcarrément cools) j’en crie d’excitation, telle une groupie.

Le Bara Yogoï (de Léo Henry, Jacques Mucchielli et Stéphane Perger), j’en ai déjà parlé mais, en fait, il est encore mieux que ce que j’en dis.

Le Tuttle, j’en ai pas encore parlé (ou alors à peine), mais c’est une véritable tuerie (et c’est un gars qui n’est pas fan du tout de fantastique horrifique qui vous le dit). J’adore.

Lisa Tuttle

Si vous vous demandez quoi lire ce WE, vous trouverez difficilement mieux.

Et si vous n’êtes pas sur Paris, vous pouvez aussi les commander ici.


Pour ne rien vous cacher : je vous rappelle que je collabore très modestement à la fabrication de ces bouquins (j’en fais la mise en page) et que je suis membre sympathisant de l’association qui est derrière cette maison d’édition.

Et je rappelle aussi qu’à la librairie Scylla (où vous pouvez aussi passer pour acheter ces livres), on boit le pire “Café Dégeu” © du monde, dans la meilleure librairie SF (et autres) au monde.

On est pas là pour se faire chier

“L’éléphant et la petite souris couraient de concert dans le désert. La souris se retourna et dit à l’éléphant : c’est fou ce que l’on fait comme poussière.”

(Une histoire que l’on raconte aux enfants — parce qu’ils sont généralement beaucoup moins cons que les adultes.)

Y en a des souris, sur le Web. Et si peu d’éléphants.

Ca, c’est une bonne idée (avec, en prime, une autre bonne idée)

Les fichiers contenant du Markdown peuvent être enregistrés avec un suffixe .markdown, ce qui permet de mieux les identifier.

C’est une très bonne idée parce que, justement, tous mes fichiers sont en .markdown.

En ce qui concerne l’export HTML (voir le billet de J-C), je rappelle quand même que si vous bloguez sur WordPress, vous pouvez publier directement en Markdown sans passer par la case “convertir en HTML”, simplement en installant un des plug-ins qui va bien (celui-ci, en ce qui me concerne). Edit: non rien (je ferai mieux d’aller me coucher) vu que Jean-Christophe en parle déjà dans son billet 😉

Rappelons aussi que TextMate et Scrivener proposent eux aussi leur propre convertisseur (multi)Markdown…

It’s a wonderful world.

Un portable steampunk

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5.500$ en précommande (7.500$, prix public estimé) pour cette série limitée et numérotée d’un portable qui ne ressemblera à aucun autre : steampunk laptop, via OMG! Ubuntu.

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Les images sont celles du prototype qu’il s’était fabriqué pour lui-même. Selon son créateur, le nouveau modèle sera vraiment un portable (léger et plus pratique). Chaque pièce sera personnalisable et fabriquée sur base de composants informatiques qui sont annoncés comme ce qui se fait de mieux (issus du rayon PC, pas Mac), avec également un choix d’essences pour la marqueterie et de motifs pour les cuivres.

J’en vois qui sourient, au fond de la classe. Pourtant, que l’on aime ou pas le look de la machine, j’y vois plus qu’un simple objet décoratif : l’idée de faire d’un portable — c’est-à-dire un pur produit industriel indifférencié, sauf par le numéro de série collé sur son cul — un objet unique est intéressante. Même si cela ne concerne que son apparence.

Cela revient non seulement à rendre sa place à l’artisanat là où l’attend le moins : dans un monde de plastique, serais-je tenté d’écrire. Mais c’est aussi une façon de revendiquer un droit à la différence, une différence qui serait indépendante de toutes les industries, aussi douées soient-elles pour innover. Le DIY américain, quoi, avec une once de talent : de l’artisanat, encore une fois.

Et puis, c’est aussi une façon particulière d’affirmer qu’un ordinateur ne devrait pas être un bien de consommation jetable, mais une acquisition à faire dans l’optique de la garder le plus longtemps possible — pas pour courir derrière les nouveautés qui inondent les rayons des magasins informatiques tous les X mois. Après tout, savoir que ce que l’on achetait durerait plus longtemps que nous faisait vendre, il n’y a pas si longtemps de ça, encore.

Une logique totalement opposée à celle qui prévaut aujourd’hui et qui rend insupportable ou presque l’idée de ne pas posséder la toute dernière génération de tel ou tel appareil électronique (lui-même déjà obsolète à peine acheté).

(Bien entendu, cela ne change pas le fait qu’un ordinateur sera rapidement perçu comme obsolète en tant que machine électronique : le modèle suivant étant forcément mieux configuré, et celui d’après l’étant encore plus, sans oublier les nouvelles versions des applications qui sembleront elles aussi moins performantes sur un appareil vieillissant. Mais c’est au moins l’occasion de nous demander s’il y a la moindre raison — raisonnable, logique, factuelle — à cette course en avant. La moindre raison, en dehors de la nécessité pour les industries d’écouler toujours plus de machines pour continuer à exister, en dehors du fait qu’il est plus rentable pour ces industries de (nous faire) renouveler matériel et logiciel plutôt que (elles-mêmes chercher à) l’optimiser.)

À noter que Richard R. Naguy fabrique des “accessoires” steampunk depuis pas mal d’années. À l’époque, j’avais hésité à acheter un de ses claviers. Toutes les photos viennent d’ailleurs de son site.

Mention légale :
Ce billet a été rédigé à la plume d’oieoctet, sur un écran de pixels tissés à la main un soir de pleine Lune (pour garantir un point blanc vraiment blanc).