Télécharger les programmes de ARTE

[Ce billet n’est pas sponsorisé par Hadopi, mais il aurait pu.]

Nous n’avons plus de TV depuis quelques années. Il n’y a que deux choses qui me manquent : Thalassa, qui est diffusée sur France 3 et, à l’occasion, certains reportages ou documentaires sur ARTE.

Je n’ai pas trouvé comment récupérer Thalassa (des idées ?), mais il est facile de récupérer les programmes rediffusés sur ARTE+ (en streaming sur le sur site Web), du moins sur Mac et Ubuntu (je n’ai pas cherché comment faire sous Windows).

Sur Mac

Téléchargez et installez Mediathek. Une petite app qui récupère les flux des chaînes allemandes, dont ARTE.

Mediathek 001.png

L’application étant destinée à récupérer les émissions allemandes, il faut changer une option dans les Préférences pour récupérer les programmes de Arte diffusés en français :

Mediathek 002.png

Au moment de lancer la recherche, pensez à sélectionner Arte France dans la liste qui apparait :

Mediathek 003.png

Les programmes sont enregistrés en mp4.

Sur Ubuntu

Sur Ubuntu 11.10 (et probablement les versions plus anciennes, je n’ai pas testé), on installera le ppa de Qarte+7 :

sudo add-apt-repository ppa:vincent-vandevyvre/vvv
sudo apt-get update
sudo apt-get install qarte+7

Ensuite, il suffit de démarrer l’appli et de faire son choix dans la liste des programmes :

Qarte.png
Clic = grand

La vidéo est téléchargée au format Flash.

De vous à moi, je préfère la version Ubuntu, dans laquelle je trouve plus facilement ce que je cherche. Si vous avez des suggestions d’applications Mac, ou pour récupérer Thalassa : je suis preneur 😉

Orange est premier ! (si, si)

Img 0143.jpg

Que répondre à un opérateur qui décide de vous spamer lui-même, sur votre téléphone, en utilisant un service qu’il vous loue cher, pour s’auto-congratuler ?

Le féliciter, bien entendu. Bravo, Orange.

Et le féliciter une seconde fois, pour cet autre prix dont il ignore encore tout : toutes mes félicitations, Orange, à l’unanimité, le jury vient également de te décerner le 1er prix pour la France métropolitaine du JSUGEQFCSCEPDLP (je suis un gros empaffé qui fait chier ses clients en plus de les plumer).

[là, il faudrait une musique à la miss France ou genre Eurovision. Un truc avec des paillettes.]

PS : si tu veux vraiment nous remercier d’être obligé d’utiliser tes services merdiques, arrête de les facturer à des tarifs qui feraient rougir même le plus mafieux des usuriers, mon chou.

Un rêve de minimaliste

Then I found Arch Linux. Ahhh…. SO nice. Starts with nothing. A bare command-line prompt to install the core. That’s it. A minimalist’s dream. Everything that gets installed past that is something you chose to install.

The Setup: Derek Sivers

En français, ça pourrait donner :

Et puis je suis tombé sur Arch Linux. Ahhh… si chouette. Elle démarre avec rien. Juste une ligne de commande pour installer les composants essentiels. C’est tout. Le rêve pour un minimaliste. Tout ce qui est installé au-delà de ce point, cest quelque chose que vous aurez choisi d’installer.

C’est ce qui m’avait séduit sur Arch, il y a quelque temps de ça. Malheureusement — on a le minimalisme qu’on peut — si je passe mon temps à lire et à écrire du texte (donc je peux apprécier un espace de travail réduit à sa plus simple expression), j’aime quand même avoir la plus bel affichage possible des polices de caractères, comme j’aime lire un livre soigneusement mis en page avec une belle typographie. Or, j’ai eu beau retourner ça dans tous les sens, je n’ai pas réussi à obtenir sous Arch un aussi bon rendu des polices que sous Ubuntu (qui, de ce point de vue, semble tout simplement être la plus aboutie au rayon GNU/Linux), ou que sous Mac ou Windows.

Sinon, je dois bien reconnaître que, passé le premier contact intimidant du “je fais quoi maintenant qu’elle est installée, mais qu’il n’y a toujours aucun programme dessus ?”, et après lu quelques docs pour m’y retrouver, utiliser Arch était un pur régal pour les raisons évoquées par Derek : tout ce qui était installé sur ma machine, je l’avais choisi.

Cela crée une autre relation avec la machine, une tout autre perception de l’outil qui n’est plus quelque chose d’acheté dans un rayon, mais est fabriqué sur mesure, à partir de composants divers et variés de mon choix. Ça me fait penser à cette scène, dans Le bon, la brute et le truand, qui a toujours été une de mes préférées, quand il sort du désert presque mort de soif et se précipite chez le marchand pour se construire un revolver sur mesure, une pièce unique, à partir de composants cannibalisés sur différents modèles neufs :

Theugly.png

On pourrait aussi relire ce classique : In the beginning was the command line, de Neal Stephenson.

Le nouveau Gnome, j’aime bien

J’ai passé les quatre dernières nuits (ben oui, le jour je bosse) à utiliser Ubuntu dans version “Gnome 3” ou, plus exactement et pour ne pas me faire incendier par les spécialistes, Ubuntu dans sa version “Gnome shell”.

C’est quoi ce “Gnome Machin” et ce “Gnome Bidule”, me demanderez-vous ? En gros (là encore, je risque de me faire lyncher par les spécialistes), c’est l’environnement de bureau d’un ordinateur qui tourne sous GNU/Linux Ubuntu. C’est non seulement ce qui définit son look et son ergonomie, mais aussi le choix d’apps installées par défaut. Il faut savoir que, à la différence de ce que nous connaissons sous OS X, sous GNU/Linux l’utilisateur qui le désire peut très facilement en changer (il en existe un grand nombre, les plus connus étant Gnome, KDE, Unity xfce), voire passer de l’un à l’autre selon son humeur ou même les personnaliser complètement, sans limites (enfin, s’il a le savoir-faire).

Personnaliser mon ordinateur n’est pas mon hobby préféré or, jusqu’à présent, utiliser Linux m’obligeait à pas mal de bidouilles pour me retrouver avec une machine adaptée à mes besoins. C’est donc pour ça que j’ai testé le nouveau Gnome, histoire de voir à quel point il me convenait. Et je dois dire que c’est plutôt pas mal.

Voici quelques images, pour vous donner une idée de son look (il y aurait bien d’autres choses à aborder) :

Gnome 001.png
(Clic = grand) Le bureau, avec le menu utilisateur déroulé.

Gnome 002.png
(Clic = grand) Le menu activité, qui liste les applications disponibles et celles qui sont démarrées (dans le dock, à gauche).

Gnome 004.png
Le même menu qui affiche cette fois les fenêtres ouvertes.

Gnome 003.png
Une extension, qui liste les fichiers récemment ouverts dans l’éditeur de texte.

Gnome 005.png
Une autre extension, pour afficher les raccourcis vers mes dossiers personnels.

Etc. Encore une fois, ce sont juste quelques images pour vous donner une idée de ce à quoi ressemble le nouveau Gnome. Il y aurait beaucoup plus à en dire, comme le fait qu’il n’est pas sans rappeler certains aspects de OS X; parler des forces et des faiblesses de cette nouvelle interface et d’une ergonomie qui est très prometteuse (vraiment) mais pas encore totalement assumée, d’où des choix parfois contradictoires ou à pas entièrement développés; parler de sa jeunesse et de son manque de souplesse; ou encore parler du manque de polissage de nombreuses applications, etc.

Du coup, ça m’amène à vous poser une question : seriez-vous intéressé par un petit “test” (informel) qui listerait les qualités et les défauts que je lui trouve ? Vu que ça prendrait du temps à écrire (et à lire), et que le temps est ce dont nous manquons tous le plus cruellement, je préfère savoir qu’il y aura plus de 2 ou 3 personnes qui auraient envie de lire ce genre de billet 😉

Ubuntu: éjection d’un périphérique USB

Éjecter un support USB depuis Ubuntu est très simple : il suffit de cliquer sur le bouton d’éjection à droite du nom, ou de faire un clic droit et choisir Retirer le volume sans risque :

Eject Usbubuntu

Retirer le volume sans risque. Ça laisse songeur, sans risque. Et, tout en songeant, on en vient à se dire que ce menu est incomplet, comme un Karl sans son Marx(1), et qu’il lui manque un second menu : Arracher le volume comme un bourrin.

Plus sérieusement, pourquoi parler de risque dans ce menu ? C’est une information inutile, car ce n’est de toute évidence pas quand il affiche ce menu contextuel que l’utilisateur risque de débrancher sa clé comme un sauvage. Éjecter, tout court, devrait suffire — mais n’aurais-je pas déjà vu ça quelque part ? Mmmm, laissez-moi réfléchir…

Shot 008.png
Éjecter un périphérique USB sous OS X.


1: “Karl et Marx” est une private joke qui remonte à une amitié qui date de (et dure depuis) 25 ans, désolé les jeunes. De toute façon, y a que deux personnes au monde à pouvoir comprendre … que c’est une blague même pas drôle 😉