EFF supports Wozniak’s position: while Apple’s products have many virtues, they are marred by an ugly set of restrictions on what users and programmers can do with them. This is most especially true of iOS, though other Apple products sometimes suffer in the same way. In this article we will delve into the kinds of restrictions that Apple, phone companies, and Microsoft have been imposing on mobile computers; the excuses these companies make when they impose these restrictions; the dangers this is creating for open innovation; why Apple in particular should lead the way in fixing this mess. We also propose a bill of rights that need to be secured for people who are purchasing smartphones and other pocket computers.
EFF: Apple’s Crystal Prison and the Future of Open Platforms
À quoi sert mon iPhone ?

À afficher une photo de ma nièce et de mon neveu, bien entendu. Quitte à virer toutes les icônes qui gênent 😉
Liking Is for Cowards. Go for What Hurts
(…) our technology has become extremely adept at creating products that correspond to our fantasy ideal of an erotic relationship, in which the beloved object asks for nothing and gives everything, instantly, and makes us feel all powerful, and doesn’t throw terrible scenes when it’s replaced by an even sexier object and is consigned to a drawer.
(…)
Let me suggest, finally, that the world of techno-consumerism is therefore troubled by real love, and that it has no choice but to trouble love in turn.
Its first line of defense is to commodify its enemy. (…)
A related phenomenon is the transformation, courtesy of Facebook, of the verb “to like” from a state of mind to an action that you perform with your computer mouse, from a feeling to an assertion of consumer choice. And liking, in general, is commercial culture’s substitute for loving. The striking thing about all consumer products — and none more so than electronic devices and applications — is that they’re designed to be immensely likable. This is, in fact, the definition of a consumer product, in contrast to the product that is simply itself and whose makers aren’t fixated on your liking it. (I’m thinking here of jet engines, laboratory equipment, serious art and literature.)
Alongside their built-in eagerness to be liked is a built-in eagerness to reflect well on us. Our lives look a lot more interesting when they’re filtered through the sexy Facebook interface. We star in our own movies, we photograph ourselves incessantly, we click the mouse and a machine confirms our sense of mastery.
(…) And, since our technology is really just an extension of ourselves, we don’t have to have contempt for its manipulability in the way we might with actual people. It’s all one big endless loop. We like the mirror and the mirror likes us. To friend a person is merely to include the person in our private hall of flattering mirrors.
I may be overstating the case, a little bit. (…)
There is no such thing as a person whose real self you like every particle of. This is why a world of liking is ultimately a lie. But there is such a thing as a person whose real self you love every particle of. And this is why love is such an existential threat to the techno-consumerist order: it exposes the lie.
This is not to say that love is only about fighting. Love is about bottomless empathy, born out of the heart’s revelation that another person is every bit as real as you are.
(…)
to love a specific person, and to identify with his or her struggles and joys as if they were your own, you have to surrender some of your self.
The big risk here, of course, is rejection. We can all handle being disliked now and then, because there’s such an infinitely big pool of potential likers. But to expose your whole self, not just the likable surface, and to have it rejected, can be catastrophically painful. The prospect of pain generally, the pain of loss, of breakup, of death, is what makes it so tempting to avoid love and stay safely in the world of liking.
And yet pain hurts but it doesn’t kill. When you consider the alternative — an anesthetized dream of self-sufficiency, abetted by technology — pain emerges as the natural product and natural indicator of being alive in a resistant world. To go through a life painlessly is to have not lived. Even just to say to yourself, “Oh, I’ll get to that love and pain stuff later, maybe in my 30s” is to consign yourself to 10 years of merely taking up space on the planet and burning up its resources. Of being (and I mean this in the most damning sense of the word) a consumer.
(Jonathan Franzen: Liking Is for Cowards. Go for What Hurts)
On peut penser ce que l’on veut des critiques de Franzen à l’égard des nouvelles technologies ou des réseaux sociaux (Facebook c’est mauvais, Twitter aussi, et je vous dis pas les ebooks) — ce génial romancier qui utilise un ordinateur dont il arraché la carte WiFi et bouché le port Ethernet, pour écrire sans accéder au Web — on aurait tout intérêt à ne pas se réfugier derrière la caricature de son propos ou la moquerie, et écouter ce qu’il dit (ses phrases sont épaisses).
Si vous ne lisez pas l’anglais, j’aurais aimé avoir le temps de vous traduire au moins les passages que je cite de son papier : toutes mes excuses. J’essayerai de le faire dans la semaine, mais je ne sais pas quand.
Edit: un grand merci à Arnaud pour sa traduction :
Notre technologie est devenue extrêmement adepte de créer des produits qui correspondent à notre fantasme d’une relation érotique, dans laquelle l’être aimé ne demande rien et donne tout, immédiatement, nous fait nous sentir puissant et ne provoque pas de terribles scènes quand il est remplacé par un autre plus sexy et mis au rencart.
Permettez moi de suggérer, finalement, que le monde du techno-consumérisme est du coup troublé par le vrai amour, et qu’il n’a pas d’autre choix que de le troubler en retour.
Sa première ligne de défense est de marchandiser son ennemi.
Un phénomène connexe est la transformation, avec la permission de Facebook, du verbe « Apprécier », d’un état d’esprit à une action que vous effectuez avec votre souris d’ordinateur, d’un sentiment à l’affirmation de choix du consommateur. Et apprécier, en général, est un substitut d’aimer pour la culture commerciale. Ce qui est frappant avec tous les produits de consommation – et aucun d’autant plus avec les dispositifs électroniques et les applications – c’est qu’ils sont conçus pour être extrêmement sympathique. C’est, en fait, la définition d’un produit de consommation, en comparaison avec le produit qui n’est tout simplement que lui-même et dont les producteurs ne font pas une fixation sur votre appréciation. (Je pense ici à des moteurs à réaction, de l’équipement de laboratoire, de l’art et la littérature sérieuse.)
Parallèlement à leur empressement intrinsèque à être aimé, ils ont un empressement à nous renvoyer une bonne image. Nos vies semblent beaucoup plus intéressantes filtrées à travers l’interface sexy de Facebook. Nous sommes les stars dans nos films, nous nous photographions sans cesse, il suffit de cliquer sur la souris et une machine confirme notre sentiment de maîtrise.
(…) Et, comme notre technologie n’est vraiment plus qu’une extension de nous-mêmes, nous n’avons pas à avoir du mépris pour son usage comme nous pourrions en avoir avec des personnes réelles. C’est une grande boucle sans fin. Nous aimons le miroir et le miroir nous aime. Devenir ami avec une personne revient à l’inclure dans notre salon privé de miroirs flatteurs.
J’exagère peut être un peu. (…)
Ça n’existe pas une personne qui apprécie tout chez vous. C’est pourquoi un monde d’appréciation » est finalement un mensonge. Mais il existe des personnes qui aiment chacune de vos particules. Et c’est pourquoi l’amour est telle une menace existentielle pour l’ordre techno-consumériste: elle expose le mensonge.
Cela ne veut pas dire que l’amour n’est que combats. L’amour, c’est l’empathie sans fond, née de la révélation intime qu’une autre personne est tout aussi réelle que vous l’êtes.
(…)
Pour aimer une personne en particulier, et s’identifier à ses luttes et ses joies, comme s’ils étaient les vôtres, vous devez renoncer à une partie de vous.
Le plus grand risque ici, bien sûr, est le rejet. Nous pouvons tous supporter être des-apprécié de temps à autre, parce qu’il y a un réservoir si infiniment grand de likers potentiels. Mais exposer tout votre être, et pas seulement la surface sympathique, et être rejeté, peut être douloureusement catastrophique. La perspective de la douleur en général, la douleur de la perte, de la rupture, de la mort, c’est ce qui rend si tentant d’éviter l’amour et de rester en toute sécurité dans le monde de l’appréciation.
Et pourtant, la douleur fait mal mais ne tue pas. Lorsque vous considérez l’alternative – un rêve anesthésié d’auto-suffisance, encouragé par la technologie – la douleur émerge comme le produit naturel et l’indicateur de la vie dans un monde résistant. Passer une vie sans douleur revient à ne pas vivre. Même juste pour vous dire, « Oh, je m’occuperais de ces affaires d’amour et de douleur plus tard, peut-être vers mes 30 ans » vous relègue pendant 10 ans à simplement prendre de l’espace sur la planète et brûler ses ressources. A être (et je le dis dans le sens le plus accablant du mot) un consommateur.
(Jonathan Franzen: Apprécier est pour les lâches, allez vers ce qui fait mal.)
Vieillerie, pardon, classique de la SF

Je viens de relire le 1er volume de Fondation, de Asimov. Rien d’étonnant à ce que ce soit devenu un classique de la SF : je me suis régalé comme la première fois que je l’avais lu — ça fait 26 ou 27 ans de ça… Fichtre. Fichtre ! je suis vieux — et ça bouscule sa mère en short devant le prisu.
Allez, quoi : y a un Empire Galactique qui s’effondre, une capitale (Galactique elle aussi) qui recouvre toute une planète d’acier et de bureaux, une science (la psychohistoire) qui prétend pouvoir anticiper le comportement des populations (via des calculs ô combien savants) et, par ce biais, réduire à 1000 ans la période d’anarchie qui aurait du durer plus de 30.000 ans suite à la chute de l’Empire. Il y a des Marchands baroudeurs qui parcourent l’espace, des méchants militaires qui veulent faire la guerre à coups de canons atomiques, des roitelets aussi hargneux qu’impuissants et couverts de blingbling, des politiciens rusés, des encyclopédistes qui font une encyclopédie que personne ne lit, des prêtres qui prêchent une religion scientifique. Il y a des complots et des alliances secrètes. Il y a la Fondation, qui devient un pôle de science et de savoir dans un univers qui s’enfonce dans le chaos et l’ignorance. Il y a la galaxie et sa périphérie, avec ses planètes perdues au bout de nulle part, et il y a des vaisseaux spatiaux (des gros et des petits, et des épaves). Par contre, y a pas Internet.
C’est juste prenant et, même s’il n’y a pas de prise de tête et même si Asimov n’est pas un écrivain littéraire et si ses personnages sont souvent en carton, il réussit à raconter une histoire dont on a envie de connaître la suite, du coup on tourne les pages !
D’ailleurs, je vous laisse : je viens de copier le second volume sur la liseuse 😉

C’est dispo en ebook, Fondation ? Pas légalement (ce qui est nul), mais c’est très facile à trouver.
D’être un horrible pirate dépouilleur du droit d’auteur et profanateur de tombe d’Asimov ne m’empêche pas d’avoir un exemplaire de l’édition française, ainsi qu’une autre en anglais, dans ma bibliothèque.
À propos de Ubuntu
Suite à l’essai mitigé de la beta de Ubuntu 12.04, il me semblait utile de préciser que depuis l’installation de la version finale, tout fonctionne très bien.

Ubuntu n’est pas exempt de bugs ni de défauts de jeunesse, surtout dans Unity (son Bureau par défaut), mais c’est un vrai plaisir de travailler dessus. Tout spécialement si l’on aime utiliser le clavier.
En fait, avec Gnome-shell (un autre Bureau disponible pour GNU/Linux), Unity est une des innovations les plus encourageantes qui soit arrivée dans les logiciels libres depuis… des années. Il suffit de voir sur les forums à quel point ces deux nouveaux Bureaux enragent les “pros” et les “utilisateurs experts” (autoproclamés tels), souvent parce que ça les oblige à changer leurs petites habitudes, pour comprendre à quel point c’est un vrai changement dans le bon sens 😉
Au niveau du support du matériel, c’est toujours la loterie (ça peut être parfait ou… pas bon), et mon conseil tiens toujours : si possible, achetez du matériel réputé pour son support de GNU/Linux (carte graphique Intel, par exemple) : renseignez-vous sur le Web avant d’acheter. Dans mon cas, tout est reconnu et configuré out-of-the-box par Ubuntu, sur mon ThinkPad X220 (tout, sauf le lecteur d’empreintes digitales, dont je me fiche). Avec la nouvelle version de Ubuntu, l’autonomie de la batterie semble même sensiblement améliorée (je ne chronomètre pas vraiment), mais on reste en deçà de ce que permet Windows sur la même machine.
Le vrai point faible reste, à mon avis, la qualité des applications proposées. Mais ce n’est pas tant un défaut de Ubuntu (ou de GNU/Linux, en général) que l’expression même de la philosophie des logiciels libres, dont le souci majeur n’est pas vraiment le design ou l’ergonomie des outils développés. Surtout comparé à ce qui est proposé sur OS X. J’espère que Unity, et Gnome-Shell, vu leur choix radical de mettre en avant le design et l’ergonomie (quitte à fâcher tous les fossiles, quitte à faire des choix qui sont discutables et qui devront être remis en question) encourageront les développeurs à s’y intéresser davantage pour leurs propres applications.
Il me manque aussi toujours l’équivalent de Notational Velocity (pour la prise de notes), de TextMate (ou MarsEdit) pour bloguer (le module WordPress de Emacs ne rivalise absolument pas avec le module blog de TextMate). Et ce genre de petites applications qui me font tant apprécier bosser sur OS X.
Sur le même sujet :
