Evernote annonce une trêve dans sa guerre antipapier et un partenariat avec Moleskine, qui met en vente de nouveaux modèles de carnets, les “Evernote Smart Notebook” (24.95$ pour le modèle pocket, ça calme), qu’il suffira de photographier pour que Evernote puisse chercher dedans (techcrunch, via @Ayserin).
Pour avoir déjà essayé de photographier systématiquement chaque page de mes (nombreux) carnets, Moleskine ou autre, vous me permettrez d’émettre quelques réserves sur la viabilité de la méthode qui reste vachement contraignante et chronophage : comptez le nombre de secondes et de manip pour faire une photo depuis l’iPhone, et multipliez par le nombre de pages d’un Moleskine. Et je ne parle même pas de la reconnaissance d’écriture qui, dans mon cas, mène au bord du suicide le plus puissant des OCR.

Ceci n’est pas un Moleksine… Ni un Magritte.
Bref, avec ou sans réserve (et je souhaite me planter, parce que c’est vraiment sympa comme idée et ça peut être l’amorce d’autres choses, moins spécifiques à Moleskine et Evernote et moins coûteuses), on a sous les yeux un exemple très modeste, et très artisanal, mais très concret d’utilisation des données que nous publions sur les réseaux sociaux, par une entreprise.
Berni explique en effet qu’une des motivations derrière ce projet c’est d’avoir observé sur les photos du groupe Flickr What’s in your bag que de nombreux utilisateurs trimballaient non seulement un Moleskine, mais aussi un iPhone — oh, il n’a pas parlé de “smartphones” — ou une tablette — oh, il n’a pas parlé d’un “iPad” :
Berni noted that the collaboration makes sense, in part, because Moleskine’s customers are often very digitally savvy. For example, in a survey, 60 percent of Moleskine customers said they also use a digital device to take notes. He also pointed to the “What’s in Your Bag?” Flickr group, where users, yes, post photos of what’s in their, and where Berni said it’s common to see bags that hold both Moleskine notebooks and iPhones or tablets.