Comment écrire un roman en trois jours ?

Moorcock nous donne quelques conseils pour réussir cet exploit : How to Write a Book in Three Days, Neil Jomunsi a eu la bonne idée de traduire ces conseils en français : Comment écrire un roman en 3 jours ?

S’il fallait les ramener à un seul conseil, ce serait : préparez-vous à fond avec des listes.

Je n’ai pas écrit de roman en trois jours. Je n’ai encore terminé aucun roman, en fait. Je ne peux donc pas vous dire si ça marche. Mais, même sans se fixer un objectif aussi fou que Moorcock, une chose est sûre en ce qui me concerne : impossible d’écrire quoi que ce soit si je ne me suis pas un minimum préparé.

King écrit quelque part “ne venez pas en touriste à la page blanche” — don’t come to it lightly, si je me souvien bien. C’est exactement ça, pour moi.

Pas forcément besoin de faire un plan détaillé de tout ce qui va se passer de la première à la dernière page, pas besoin de savoir combien pèse mon héroïne ou quel est son plat préféré ni le nom de ses trois arrières-grands-tantes, mais j’ai besoin d’avoir une idée de ce qui va se passer, de ce qui va se dire, de qui veut quoi — de ce que je vais écrire. J’ai besoin de quelques odeurs, de couleurs, de bruits, d’une lumière — toutes ces choses qui font la scène.

Au fond, on pourrait comparer ça à un souvenir fabriqué de toute pièce, un souvenir que je voudrais raconter à un correspondant imaginaire. Ça en fait des mensonges, juste pour me rassurer — oui, j’ai quelque chose à écrire — au moment ou je m’assois.

Quitte à écrire tout autre chose, une fois que la machine est lancée.