Choisir ses lecteurs

Si vous choisissez vos lectures, je me donne le droit de choisir mes lecteurs (sur twitter).
(Geekunivers, qui explique pourquoi il a passé son compte Twitter en privé.)

Pourquoi pas. C’est toujours une question d’équilibre, peu importe comment on y arrive. Filtrer l’entrée ou, comme moi, choisir d’ignorer les trolls (après avoir stupidement essayer d’attirer l’attention sur cette nuisance), ou encore complètement s’en foutre et y aller sans se poser de questions. Dans tous les cas, cette recherche d’équilibre, toujours entre deux (re)chutes, ça s’appelle marcher : avancer.

Une chose est sûre, en revanche, avoir vidé ma TL (choisi mes lectures, donc, pour reprendre le mot de Geekunivers) ou, plus exactement, lui avoir rendu sa fonction première (qui n’est pas de troquer des “je te suis, si tu me suis”, mais de suivre celui/celle qui nous plaît ou nous intéresse) m’a redonné un immense appétit pour Twitter.

Ça m’a aussi redonné le goût d’essayer : je me surprends à suivre à l’essai pas mal de monde et à ne pas hésiter à me désabonner si ça ne donne pas ce que j’espérais. Sans me sentir injurieux de le faire.

Twitter a cessé d’être une contrainte ou une dépendance à laquelle je m’accroche à chaque instant de la journée, et la nuit quand je ne dors pas, pour redevenir un moment sympa, presque autant qu’un bon thé. C’est dire.

Un peu sur le même sujet : Combien de livres laissez-vous tomber ?

Edit, complètement oublié l’excellent billet de mon camarade @urbanbike sur la même question : Suivre ou ne pas suivre : That is not the question!

7 comments » Write a comment

  1. C’est vrai que cela peut être un problème…. Personnellement j’ai aussi un petit truc, j’ai fait une liste brève, dans laquelle j’ai mis les gens que j’ai vraiment envie de suivre très régulièrement et bien souvent, je ne vais voir que cette liste-là. Il faudrait aussi que les gens comprennent qu’il y a mille manières de les suivre et que si Twitter répète le blog par exemple, ça n’a pas d’intérêt de suivre aussi le Twitter. Et c’est plus discret de suivre par RSS, je trouve… pas envie là encore d’être observée en permanence, m’a-t-elle lu, m’aime-t-elle ou pas, etc…. finalement on est, toutes proportions gardées, dans la même question qu’avec la surveillance généralisée à l’américaine ! Laissez nous vivre, a-t-on parfois envie de dire…

  2. C’est la réflexion de Thierry Crouzet, dans Le blog sans conversation qui t’as fait changer d’avis sur les commentaires ? C’est en tout cas une réflexion intéressante. Mais après ça doit aussi beaucoup dépendre de l’intimité que tu entretiens avec tes lecteurs. Le blog est un peu entre le journalisme aucun échange et la conversation privé communication intime. Tout le problème résidé dans le degré d’importance que tu accordes aux commentaires. Bonne journée en tout cas !

  3. @Florence Trocmé

    Laissez nous vivre, a-t-on parfois envie de dire…

    C’est exactement ça 🙂

    @Joneskind

    C’est la réflexion de Thierry Crouzet, dans Le blog sans conversation qui t’as fait changer d’avis sur les commentaires ?

    Non. La relation aux commentaires est un sujet qui traverse le blog depuis longtemps 😉

    Le blog est un peu entre le journalisme aucun échange et la conversation privé communication intime.

    mon journalisme, si être rédacteur en chef me permet d’en parler, à l’époque où je le pratiquais, à toujours recherché les échanges… c’est une des raisons qui fait que j’ai choisi de quitter mon job : trop de moulins à vent à combattre pour simplement réussir à bosser correctement. Trop de vents, aussi.

  4. Ma décision vient, comme je l’ai expliqué sur mon blog, d’une overdose de connerie de bots et d’hypocrites, ces mêmes personnes qui disent que tu ne les intéresses pas mais qui te surveillent en toute discrétion. A un moment il faut assumer ses idées, ses convictions.

    Ce n’était pas un choix facile, mais il a fallu le faire. Twitter pour moi c’est un moyen de communication comme un autre, mais il ne réplique pas le contenu de mon blog. Je l’ai passé en privé pour toutes les raisons mentionnées ci-dessus. Lorsque j’ai un interlocuteur au téléphone, c’est que j’ai choisi de lui répondre, voilà comment je vais utiliser twitter dorénavant.

  5. Précision: Je ne vise pas David (qui ne me suit pas sur twitter) dans cette décision. C’est un choix purement personnel, si j’avais quelque chose à reprocher à David, je ne le suivrai pas, tout simplement. 😉

  6. Quant aux commentaires, notamment sur mon site de suivi de l’actualité éditoriale de la poésie, Poezibao, je les ai fermés, car à 95 % sans aucun intérêt, et surtout, terrain de jeu de l’autopromotion et du narcissisme qui sévissent tellement dans ce petit milieu très étroit, le tout à mes dépens….

  7. J’ai toujours eu mon compte principal en privé et me suis toujours félicité qu’il en soit ainsi 🙂 Même si en contrepartie il y a ceux qui râlent de ne pas pouvoir te retweeter d’un simple clic (Twitter rend amnésique, on ne sait plus faire de copier/coller si vraiment :-)) ou savoir que ceux qui ne follow que les comptes publics ne me suivront jamais (grand bien leur fasse).

    Tu as bien raison.