Ebooks. La couverture, c’est pas décoratif

C’est très bien de proposer des ebooks gratuits, très bien même. Mais ce ne serait pas plus mal de penser à mettre un titre sur la couverture plutôt que la tronche de l’auteur ou qu’une illustration à la con :

Couv 1
Trois ebooks de Camus et deux de Homère (l’autre, pas le Simpson). Mais pas de titre, même pas le nom de l’auteur. Super.

Vous me direz que “c’est pas sympa de critiquer le travail des bénévoles” que “j’ai qu’à le faire moi-même“.

C’est juste.

Si je n’ai pas le droit de proposer une version électronique des textes de Camus — j’habite en France, je ne veux pas finir à la Bastille, dans la même cellule que le marquis de Sade dont on m’a dit qu’il avait des moeurs bizarres : il n’aimerait pas le thé. Si je ne suis pas un graphiste de talent, comme l’est @urbanbike. J’ai quand même le droit de passer quelques minutes pour faire cinq couvertures et les proposer à qui ça intéresse :

2013 05 30 11.06.38

Même parmi les éditeurs numériques, on en trouve encore qui continuent à bosser la couverture, quand ils la bossent, comme on le faisait pour le papier. C’est absurde : la couverture ne joue plus vraiment le même rôle que dans les rayons ou sur les présentoirs, et sa taille d’affichage est souvent minuscule (pas forcément en couleur, non plus).

Numérique — parce que je n’ai aucun des points de repère traditionnels : taille, épaisseur, hauteur du volume, voire même sa couleur, sa place dans les rayonnages, etc. — la couverture doit avant tout (me) dire ce que contient le livre, et qui est son auteur.

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  1. Oui et non, sur ma PRS-T1, j’aime bien afficher en “économiseur d’écran” la couverture du livre en cours par exemple. Du coup, une couverture un peu graphique c’est cool. Par contre, la tronche de l’auteur, j’ai jamais trouvé ça très “vendeur” 🙂

  2. Je ne suis pas d’accord…!

    Même en numérique et tout petit sur un site de vente en ligne, la couverture (…qui s’agrandit quand tu cliques dessus) reste un élément important, bref, cela reste l’icône du produit comme celle d’une app…

    NB : tu veux casser ma baraque…? Ah zut, elle est déjà cassée…

    • NB : tu veux casser ma baraque…? Ah zut, elle est déjà cassée…

      Pourquoi rebondir en public sur une plaisanterie que je t’ai fait par email sans le préciser ? C’est pas fair play de montrer que la moitié du film 😉 (j’annonçais à @urbanbike que j’allais lui piquer son job… en lui montrant les “belles” couvertures que j’avais dessinées)

      Plus sérieusement. C’est évident que je ne suis pas graphiste. Même si je suis capable de dire ce que je veux à un graphiste, je sais écouter et je sais aussi que c’est lui/elle qui connait son boulot. Mais je sais aussi à quoi me sert une couverture sure l’iPad : rapidement trouver le livre que je cherche.

      Mes couvertures ne sont pas celles d’un graphiste, j’aimerais qu’elles soient plus belles (y en a de superbes chez publie.net, même si le texte est parfois trop petit pour moi), mais au moins là je peux lire le titre et le nom de l’auteur. Les couleurs elles-même ont un sens… pour moi : ça correspond à des périodes ou à des genres. Ou même à un auteur : Proust, par exemple il a une couleur pour lui seul. Une autre façon de m’y retrouver plus vite… sur iPad 😉

  3. Même en numérique et tout petit sur un site de vente en ligne, la couverture (…qui s’agrandit quand tu cliques dessus) reste un élément important, bref, cela reste l’icône du produit comme celle d’une app…

    Je ne dis pas le contraire, j’aurais du être plus précis qu’en disant “la couverture ne joue plus vraiment le même rôle” : elle reste une façon d’attirer et identifier, mais plus de la même manière.

    Note que tu parles “d’agrandir quand on clique dessus”, c’est-à-dire une manipulation à faire sur un Mac ou un PC — les mêmes machines où les couvertures sont dessinées et validées, sur de grands écrans. Moi, je parle uniquement de leur utilisation (et de leur achat) sur les petits écrans de l’iPad, du Kindle… où il n’y a pas d’agrandissement des icônes ou des couvertures 😉

  4. Qui de nos jours classent ses livres comme sur le screenshot en début d’article ? Personne ! Car si c’était le cas, on ne mettra pas plus de 20 livres dans nos bibliothèques.

    La couverture, je m’en fiche un peu (sauf dans le cas d’ebook qui n’affiche qu’elle). Mais dans ma bibliothèque physique, j’accorde beaucoup plus d’importance aux tranches des livres, car c’est ce que je regarde en premier pour en choisir un.

    D’ailleurs, je trouve très étonnant que certains éditeurs n’y prêtent pas suffisamment d’attention. La plupart des tranches de livres sont quasi illisibles à plus d’un 1 mètre.

  5. Pour être complet, je devrais préciser que je fais ça depuis des années : quand une couverture ne me convient pas, je la remplace. C’est une sorte de “remix” (cette approche tant vantée, du texte repris et modifié par les lecteurs, pour certains textes numériques, mais appliquée à sa couverture ;))

  6. Vous devriez essayer Readmill pour vos eBooks gratuits. Pas de couverture mais une liste claire de livres avec l’auteur et le titre. Quand on commence la lecture, on peut le signaler, et l’app nous dira en combien de temps le livre a été lu. On peut même le publier sur Facebook, comme le truc qui dit combien t’as fait de kilomètres et combien t’as brûlé de calories mais pour les livres. Une fois lu, le livre est archivé – mais toujours accessible – et on peut alors le noter, rédiger un avis etc. Et on peut aussi abandonner un livre qu’on a trouvé nul, de même qu’on a le droit de le dire. L’avantage sur iBooks c’est que quand j’ajoute un livre gratuit d’une source extérieure sur l’iPad il est aussi disponible sur l’iPhone. Et l’app dispose d’un site web pour y uploader des livres et gérer sa bibliothèque.

    • Par livre gratuit j’entends livre sans DRM. Readmill ne lit que les DRM Adobe.

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