Meydan | La Place 2

Meydan 2

Il est sorti et s’il est moitié aussi bon que le premier volume, vous pouvez foncer. Je dis “si” uniquement parce que je viens juste de le télécharger et que je ne l’ai pas encore lu, mais je ne m’inquiète pas. MeyDan | La Place 2, c’est de la prose et de la poésie, du texte, de la musique et des images… et une putain de bonne occasion de savourer autre chose que ce qu’on lit habituellement. Enfin, ça l’est pour moi.

Sur le même sujet : une citation extraite du premier volume.

En signalant qu’il y a de la poésie dedans, je ne suis pas sûr de faire du bien au livre. Parce que nous sommes des gens sérieux, tellement que nous acceptons à peine de lire, et uniquement si ça peut immédiatement servir à quelque chose. Et si ce n’est pas le cas, le texte devient suspectcoupable de nous faire perdre du temps. On est tellement obsédé par cette utilité immédiate qu’on en vient à façonner nos textes pour faciliter leur indexation dans Google et consorts.

Expliquer que bouder la poésie, c’est rater l’essentiel pour au moins deux raisons ne servira à rien, mais peu importe, je ne suis pas ici pour servir, ou pas comme ça, et échouer ce n’est pas un crime : un texte qui n’essaye pas même timidement, en rougissant en bafouillant, d’être de la poésie n’est pas un texte, c’est un tas de mots. On en trouve beaucoup, en ligne et imprimés; c’est pour ça qu’il faut se réjouir d’en trouver un qui essaye. L’utilité de la poésie se mesure à l’échelle d’une vie, la vôtre ou la mienne, pas dans la minute ou la seconde qui suit. Houlala, ça fait bien sérieux, tout ça… alors, en remettant mon chapeau de bouffon — vous entendez les grelots ? Designed by Myself in Paris, made in China — je vous rassure tout de suite : de ce que j’ai vu, il y a un seul poème (en forme de poème) dans le recueil 😉