Tenir son journal en Markdown

Bref, Day One c’est le lightroom de mes textes…!

Urbanbike : Day One 1.5 sur Mac et MultiMarkdown

Si après un tel compliment vous n’avez pas envie de tester DayOne

Notez que je fais à peu près la même chose dans nvALT qui est donc, lui aussi et à sa manière, “le Lightroom de mes textes” 😉

Ici, vous voyez les dernières pages de mon journal. Pour n’afficher qu’elles, dans le champ de rédaction/recherche de nvALT j’ai juste tapé -J-, qui est le code que j’utilise dans le nom de mes fichiers pour distinguer mon journal du reste (billets de blog, notes de lecture, etc.). Je peux ensuite passer d’une page à l’autre avec les flèches du clavier, ce qui affiche immédiatement la note correspondante. Elles sont affichées de façon chronologique (la plus récente en haut) :

Nv Alt007.png

Ci-dessus le Markdown brut de décoffrage. Ci-dessous avec l’aperçu intégré de nvALT (Ctrl+Cmd+P) dont je pourrais, si ça me chantait, changer les CSS pour le rendre plus joli :

nvALT 02
Accessoirement, je peux donc aussi ajouter du son, de la vidéo, des fichiers en pièce jointe, etc. Tout ce que je peux ajouter dans une page Web, je peux l’ajouter dans mes notes : même si cela ne s’affichera pas forcément comme sur un site, je pourrais toujours cliquer sur le lien et accéder au fichier.

Notez dans le bas de l’aperçu, des options pour exporter/partager/imprimer/afficher le HTML etc. :

Nv Alt009.png
On rappellera que nvALT est une version de NotationalVelocity (un fork, en langage geek) créée par Brett Tersptra, le développeur de Marked…

Pour ajouter des images dans une note, il suffit de les faire glisser sur la note dans nvALT, là où vous voulez qu’elles apparaissent, le code correspondant est alors créé :

Nv Alt010.png
Un clic sur le lien ouvre le Finder et sélectionne automatiquement le fichier correspondant.

Pourquoi c’est mieux ?

L’avantage de ce système, pour moi — j’insiste : pour moi, car c’est un choix technique que j’ai fait il y a quelques années de ne plus enfermer mes écrits dans une application ou dans un système d’exploitation; un choix qui fait que j’utilise TextMate pour bloguer et pas MarsEdit, et qui fait que je n’utiliserai pas DayOne pour mon journal, bien qu’il soit très sympa — c’est que mon journal personnel, comme toutes mes autres notes, est stocké sous la forme de simples fichiers texte. C’est-à-dire que mes notes sont lisibles partout, sur n’importe quel terminal ou ordinateur, sur n’importe quel système d’exploitation.

Finder 002.png
Ici, mes fichiers dans le Finder de Lion.

Elles ne dépendant pas non plus d’une application X ou Y (et je n’ai pas besoin de les exporter, si je veux les récupérer pour les éditer ailleurs). Toutes mes applications (nvALT, TextMate, ByWord) accèdent directement à la même note, au même fichier unique : je passe d’une appli à l’autre de façon complètement transparente.

Finder 03.png

C’est 100% portable et 100% incassable. Et vu que ce sont des fichiers texte, c’est 100% compatible Dropbox. Donc facile à synchroniser, sauvegarder et même à partager. Toutes mes notes sont dans ma Dropbox :

Finder 007.png

L’autre avantage c’est la lisibilité : vous le voyez sur les captures précédentes, les titres rédigés en Markdown sont composés de “#”, une URL ou une image c’est un couple de crochets et de parenthèses avec le chemin vers le fichier. Etc. Aucun souci pour relire le texte, même en Markdown. Je ne veux pas me farcir des usines à gaz en XML ou en Mallard ou etc. juste pour pouvoir structurer mes petites notes personnelles.

Et là aussi, comme pour les fichiers eux-mêmes, Markdown est 100% portable : que ce soit sur OS X, iOS, Windows ou Ubuntu je sais que je peux non seulement écrire en Markdown, mais aussi le convertir en d’autres formats, très facilement.

Pour terminer ce billet un peu long, voici quelques astuces pour nommer ses fichiers efficacement, pour éviter de se fatiguer inutilement, et pour utiliser Markdown ailleurs que sur Mac :