Synchroniser sans MobileMe

Macgé a demandé à ses lecteurs comment ils faisaient pour synchroniser leurs données sans utiliser le service de Apple MobileMe. Les réponses sont intéressantes : certains passent par Dropbox ou SugarSync, d’autres par Chronosync (dont j’ai déjà parlé, il y a quelques temps), d’autres encore utilisent rsync (via le Terminal, donc), par Google, etc.

Pour parler de la syncro des fichiers uniquement (pas de calendrier ou de contacts), utilisant ou ayant utilisé toutes ces solutions et une poignée d’autres, je remarque que l’article passe sous silence un aspect essentiel : la gestion des conflits.

C’est capital : comment se comporte le programme en cas d’erreur ou de fichiers modifiés des deux côtés ? Vient-il en aide à l’utilisateur ou le met-il dans une situation pire encore ?

  • MobileMe, en théorie affichera un pop-up vous demandant quel fichier conserver, l’un ou l’autre, mais pas les deux. C’est mal, parce que vous devez en tuer un, et c’est un sacré risque de se tromper.
  • Rsync, de son côté, malgré son nom évocateur, ne permet qu’une “demi syncro” : on défini une “source” (le dossier à copier) et une destination (le dossier où créer la copie) et il se charge de faire en sorte que la destination soit identique à la source (avec un paquet d’options très puissantes). Mais il ne gère pas le cas pourtant courant où l’on a modifié des fichiers dans les deux dossiers. Plus complexe encore, si l’on a modifié le même fichier à la fois dans la source et la destination.
  • Chronosync, de son côté permet une syncro “bidirectionelle” (créer deux dossiers identiques, peu importe si les deux ont été modifiés) mais, que je sache, il ne gère pas les conflits au niveau du fichier lui-même. Comme MobileMe, il vous demandera lequel choisir.
  • C’est pour son excellente gestion des conflits que je confie la syncro de mes fichiers à Dropbox. Parce qu’il ne me demande jamais de détruire un seul de mes fichiers, même en cas de souci.
    Comment ça marche et pourquoi il est génial ? En cas de conflit, il va tout simplement créer un doublon du fichier, qu’il nommera “nom du fichier Conflicted Copy”, difficile de faire plus clair. Et, dans le pire des cas, après une grosse erreur de Dropbox (ce qui n’est jamais arrivé depuis plus de 3 ans) ou d’erreur de manip de ma part (hum, c’est arrivé un certain nombre de fois), je n’ai qu’à utiliser son outil de versioning pour retrouver une version plus ancienne du fichier avant ma boulette.

Bref, encore une fois : Dropbox, c’est de la balle.

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