La valeur du travail

A reporter asked Steve Jobs, “How many man-years did it take to write Quick Draw?” Steve asked Bill, who said, “Well, I worked on it on and off for four years.” Steve then told the reporter, “Twenty-four man-years”. Obviously Steve figured, with ample justification, that one Atkinson year was the equivalent of six ordinary programmer years.

Vite traduit — j’ai une salade sur le feu — ça donne :

Un journaliste demanda à Steve Jobs, “Combien d’années/homme a-t-il fallu pour écrire QuickDraw ?” Steve posa la question à Bill (Atkinson, le créateur de l’application) qui dit, “et bien, j’ai travaillé dessus à peu près pendant quatre années.” Steve dit alors au journaliste “vingt-quatre années/homme“. De toute évidence Steve pensait qu’une année de travail de Atkinson était équivalente à six années d’un programmeur normal.

(MacPaint and QuickDraw Source Code, via Daring Fireball)

Woaw.

Ce n’est pas le patron d’une petite boîte inconnue qui parle ainsi. C’est Steve Jobs. C’est Apple, dont le succès fait envie à tout le monde. Y compris à toutes ces boîtes qui s’obstinent à traiter leurs salariés comme de simples rouages qu’ils peuvent sans que ça ne change rien “au travail”. Remplacer Dupond par Dupont, aucun souci pour appuyer sur des boutons, pour pondre du texte ou du code,… Un travail quantifiable, des travailleurs anonymes ou presque, de simples nombres dans un tableau statistique.

S’entourer de gens performants, être conscient que la qualité du travail de ces gens est la qualité des produits que l’on fabrique. C’est pas pareil. Sans blague, qui ne serait pas fier de dire qu’il a contribué à la création du dernier Mac, du dernier iPhone ou de l’iPad ?

C’est sûr, vu comme ça, on est loin du “travailler plus, pour gagner plus”… Et pourquoi pas ? Après tout, c’est pas comme si Apple avait du mal à supporter la crise, c’est pas comme si elle avait du mal à trouver des clients.

Si, au lieu d’empiler les heures en une pyramide branlante pour on ne sait quel(s) Pharaon(s), si — au lieu de travailler toujours plus — on travaillait mieux, pour changer ?

Évidemment, c’est plus difficile de considérer le travail de cette façon, et pas uniquement en terme de volumes — nombre de boulons serrés, nombre de lignes de code écrites, nombre de pages remplies, etc. Apprécier la qualité du travail, ça demande autre chose qu’une calculette. Cela demande de la passion et l’envie de faire des choses qui marquent.

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