Il va falloir remettre à jour nos dictionnaire pour la définition du mot “citoyen” :
“CITOYEN : membre d’un Etat qui dit merde aux banques quand on lui demande de choisir entre son cul et celui des banquiers” selon “Le petit islandais illustré”, édition de janvier 2010 :
Iceland’s president has refused to sign a controversial bill to repay $5bn (£3.1bn) to the UK and the Netherlands.
President Olafur Ragnar Grimsson said he would instead hold a referendum on the bill, following public protests.
The legislation was designed to compensate governments forced to bail out their savers with Icesave accounts following Iceland’s banking crisis.
(…)
Campaigners against the bill say that the Icelandic public are being forced to pay for the mistakes of banks.
The total compensation package equates to about 12,000 euros ($17,300; £10,800) per Icelandic citizen.
Announcing the decision to hold a referendum on the bill, President Grimsson said that the Icelandic public had the right to choose.
En gros, ça dit (à propos d’un projet de payement déjà accepté par le parlement islandais et qui n’attendait plus que la signature du big boss) :
Le président islandais a refusé de signer un projet de loi controversé pour le remboursement de 5 milliards de $ au Royaume-Uni et aux Pays-Bas.
Le président Olafur Ragnar Grimsson a dit que, à la place, il comptait la soumettre à un référendum, suite aux protestations du public.
(…)
Les militants contre ce projet avancent que la population islandaise est forcée de payer pour les erreurs des banques.
Le total de la compensation avoisinerait les 12.000 € par citoyen.
En annonçant sa décision de tenir un référendum, le président Grimsson a dit que le public à le droit de choisir.
Tout cela est encore au conditionnel: rien n’est fait, tout reste à faire même. Mais il y a quelque chose de rassurant à voir que la politique n’a pas complètement oublié qu’elle n’est pas le larbin des financiers.

Ceci dit, la conséquence de cette décision sera peut-être une remise en question plus rapide de l’idée même d’Etat, de nation, etc. Après tout ce n’est qu’un tas de concepts qui ont eu leur utilité pour le développement de l’industrie et du commerce à une époque mais qui, aujourd’hui, s’apparentent de plus en plus à des vestiges d’un autre âge, des obstacles dans la Libre Marche du Pognon Tout-Puissant.
Plus d’état, plus de citoyen, plus de législation. Juste des contrats et des avocats. Quel pied.

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