Patapouf et son arrêt maladie sont dans un bateau

Il me reste 3 jours (et un contrôle médical, demandé par la caisse d’assurance maladie) avant d’arriver au terme de mon arrêt de travail. Ca fait donc neuf jours (WE compris) que je suis au repos, tel un sale parasite qui profite sans honte de la générosité de la société… du moins, si je me fie au ton incroyablement chaleureux de ma “convocation” à ce fameux contrôle médical, cet après-midi. Au moins, j’échappe aux menottes… pour l’instant, car qui sait ce qui m’arrivera si cet arrêt est prolongé par mon docteur? Bref.

Il s’est passé un truc étonnant durant ces neuf jours: en plus de réapprendre à dormir plus de 4h par nuit, j’ai maigri de… 2,6kilos. 

DEUX KILOS ET SIX CENT GRAMMES ! 

Je ne vous donne pas les chiffres (on a la pudeur qu’on peut), mais voici une belle courbe qui s’effondre :

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(Les points blancs sont mon poids mesuré chaque jour, la ligne rouge est la “courbe de tendance” de mon poids et la ligne pointillée jaune, la courbe que je dois suivre pour arriver à un poids X).

Pas de panique, ma rotondité est telle que je reste largement digne de figurer dans la catégorie des gros patapoufs (comme on disait de mon jeune temps), ou dans celle des gros porcs (comme dirait la nouvelle génération, si primaire entière dans ses dégoûts). Et, oui, je suis très conscient que les premiers kilos sont toujours les plus faciles à perdre dans un régime. Sauf que je n’ai pas “fait régime”: j’ai maigri.

On ne m’a pas enlevé un bras (ni le cerveau, ou alors il y a longtemps): j’ai moins mangé, parce que j’avais moins envie de manger, et en prenant le temps. J’ai mieux mangé. Je n’ai (presque) pas grignoté car je n’en ressentais pas le besoin. Et, surtout, je me suis reposé et détendu. 

Depuis des années, la bouffe c’est un des seuls moments où je me détend dans la journée (pas de téléphone, pas d’emails, pas de tchat, juste moi et la bouffe, dans un tête-à-tête festif). Autant dire que j’aime bien manger, et que j’ai du mal de résister au grignotage ! Pourtant, dès la première journée de repos, je me suis surpris à ne pas me jeter sur la nourriture, à préférer faire autre chose (lire, marcher,… dormir). Respirer. 

Et c’est sans y croire que j’ai vu mon poids changer, jour après jour.

Maigrir parce que l’on respire enfin tranquillement, ça fait réfléchir. Réfléchir aux choix qui ont été faits, aux priorités que l’on s’est données. Aux domaines dans lesquels on a investi son énergie,… Bref, ça soulève des interrogations.

C’est pas plus mal: à presque 40 ans, il est encore temps de prendre conscience de ce genre de problèmes et de corriger le tir.

L’un dans l’autre, être malade peut avoir des effets positifs inattendu…

Edit, après le RDV: j’ai le plaisir de vous annoncer que, selon toute apparence, je ne suis pas un fraudeur 😉

En fait, je dois même reconnaître que ce fut l’occasion d’une discussion instructive avec le(la) docteur (doctoresse?). Comme quoi, les a priori sont toujours néfastes, même les nôtres. Mais, bon dieu, qu’est-ce qu’il faisait chaud dans leurs bureaux !

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