C’est trop sérieux, les vacances

Les vacances,
On y va pour voir autre chose,
On y va pour faire autre chose,
On y va pour ne rien faire du tout.
On n’y part pas à trois, pour revenir à deux,
On n’y part pas pour perdre son chat.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, à 5h11, un animal est probablement entré dans la maison. On a juste eu le temps d’entendre le cri du chat, un galop un peu lourd, un bon par la fenêtre. Et plus rien. Le chat n’était plus là. On a fouillé partout, la maison, la montagne autour, les autres maisons, les trous, et les coins sombres. On a fouillé le jour, et la nuit. En vain.

Avec un peu de chance, elle a juste pris peur de quelque chose (je suis tombé sur un scorpion, dans le salon, le même soir) et s’est cachée quelque part… Mais des habitants du coin nous on parlé d’un gros chien blanc mangeur de chats, de renards affamés qui rôdent autour des maisons. De la saison de la chasse qui commence…

On a mis des affiches, prévenu l’épicerie du village en bas, où tout le monde passe, on a prévenu les deux vétérinaires qu’on a pu trouver, bien sympathiques mais loin d’ici. Trop, certainement.

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Ca sert à quoi les vacances ?
C’est si terrible que ça de travailler 10h ou plus chaque jour, tout au long de l’année ? D’aligner les magazines comme on travaille à la chaîne avec, autour de soi — à part mes auteurs et nos lecteurs —, aucun soutien, personne ou presque qui croit en ce que vous faites, bien le contraire: ne suscitant que l’attente impatiente de votre échec, le désir de vous écarter; avec pour seule certitude que ce vous faites de pas trop nul aujourd’hui sera pompé demain, sans vergogne et sans même un merci, qu’il faudra à nouveau recommencer ; avec pour unique fenêtre sur le monde un écran de 24” branché sur le monde Mac et, en guise de divertissements, des flux RSS à ne savoir qu’en faire et l’attente même pas fébrile de Snow Leopard. Un autre gros chat, mais que j’aimais tellement moins que mon chat. 

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