Beware of the bookshelves

The walls were simply lined with books.

Not merely films. There were films, of course, but these were far outnumbered by the books — print on paper. He wouldn’t have thought so many books would exist in usable condition.

That bothered Foster. Why should anyone want to keep so many books at home? Surely all were available in the university library, or, at the very worst, at the Library of Congress, if one wished to take the minor trouble of checking out a microfilm.

There was an element of secrecy involved in a home library. It breathed of intellectual anarchy.

(The Dead Past, Isaac Asimov. 1956)

Ce qui donne, en français, traduit à la volée par votre serviteur:

Les murs étaient tout simplement recouverts de livres.

Pas seulement de films. Il y avait des films, bien entendu, mais  tellement moins que de livres — imprimés sur du papier. Il n’aurait jamais pensé qu’il existât autant de livres en bon état.

Cela tracassa Foster. Pourquoi donc voudrait-on garder autant de livres chez soi ? Certainement, ils étaient tous disponibles à la bibliothèque de l’université ou, au pire, à la Bibliothèque du Congrès, si on daignait faire l’effort de sortir un microfilm.

Il y avait une part de mystère dans le fait d’avoir une bibliothèque personnelle. Cela respirait l’anarchie intellectuelle.

(The Dead Past, Isaac Asimov. 1956)

Dans un futur proche, la science est devenue une affaire d’hyper-spécialistes, entièrement financée (et pilotée) par des bourses d’Etat. La moindre curiosité d’un savant hors de son strict (et très limité) champ d’expertise, la moindre compétence dans un autre domaine (même savoir “bien écrire”) le met en péril de perdre sa bourse, et de ruiner sa carrière…

I can recognize intellectual curiosity when I see it in a man’s eyes and face and attitude, and it’s a fatal disease for a tame scientist.

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