Ce matin, en sortant de l’immeuble, on aurait pu se croire un matin d’été ou, à la rigueur, un beau matin de printemps. Il y avait une belle lumière et un ciel bleu qui va bien avec, sans le moindre nuage. Un petit vent doux finissait de me mettre le sourire aux lèvres quand je me suis mis en marche.
Mais il n’aura fallu que quelques instants à l’hiver pour se rappeler à mon bon souvenir, et me faire sentir tout ces précieux degrés qui séparent un matin d’été d’un matin d’hiver, même finissant. J’ai refermé ma veste, noué mon écharpe et enfoncé ma casquette sur mes oreilles pour tracer mon chemin dans ce froid glacial qui avait envahi les rues.

Vivement l’été.
