Comment Microsoft s’est imposée ?

How this world ended up having this company as its controlling leader, I will never know!

C’est une question intéressante que se pose un lecteur dans les commentaires de ce billet (où il est question de la nouvelle version de Windows Mobile et de la manie qu’a Microsoft de s’inspirer d’autres produits pour créer les siens).

Qu’est-ce qui a fait de Microsoft un leader ?
J’ai bien une réponse, mais elle est tellement bête qu’il y a de quoi mourir de honte: nous.

Tiens. Je ne suis pas mort?

Un peu comme le fait d’acheter un iPhone et des applications sur l’App Store encourage Apple à maintenir son système de vente et d’autorisation des applications.

A ce propos, le Jailbreak ne me semble pas une réponse appropriée. S’évader de prison, ce n’est pas être libéré. Violer une loi, ce n’est pas s’y opposer. Contourner un problème, ce n’est pas le résoudre. Ne pas respecter les conditions d’utilisations, ce n’est pas les refuser. On ne m’enlèvera pas de la tête que le jailbreak n’est qu’une autre façon de financer ou d’encourager Apple et/ou de se donner bonne “conscience” (j’ai un iPhone, mais je n’accepte pas les DRM, ni le contrôle voulu par Apple). Pour continuer avec mes super métaphores (si, si) et pour finir comme j’ai commencé, en parlant de prison: repeindre en or les barreaux d’une cellule n’en fera jamais qu’une prison dorée.

La seule façon efficace de faire comprendre à Apple (comme à n’importe quelle autre société) que son produit ne convient pas, c’est de ne pas l’acheter. Si l’iPhone (ou les applications) ne se vendait pas, combien de temps croyez-vous qu’il faudrait Apple pour modifier ce qui ne (nous) plaît pas ? — même avec 25 milliards de dollars à la banque, elle a besoin de vendre. Elle a besoin de clients.

2 comments » Write a comment

  1. mais le marketing est bien fait qui persuade le consommateur que ce nouveau produit lui est indispensable, pour les défauts bien sûr il sera toujours temps de lui dire une fois acheté:)

  2. Oui, le marketing est une saloperie (un des trucs les plus monstrueux, en fait). Mais ça ne nous dispense pas de savoir ce que l’on fait. Enfin, d’essayer. Ou quelque chose comme ça.

    On est sensé être des adultes responsables, des citoyens et même des électeurs. Or, si on est capable d’élire un président sur de bons critères — par exemple pas sur sa (belle) gueule à la TV ou dans la presse, pas sur un programme bidon qui promet tout et son contraire à tout le monde, ou encore sur la déception qu’on éprouve envers un autre parti — on devrait pouvoir réfléchir à ce qu’on achète.

    Je le sais: je ne l’ai pas fait pendant tellement d’années.