(C’est la saison.) Non, je ne vais pas m’engager à maigrir (c’est déjà foutu, je viens de m’envoyer un bon paquet de Petits Lu), ou arrêter de fumer (j’ai arrêté il y a quelques années). J’ai mieux :
Retourner à la fac ! Mais sans avoir à subir la fac : Open Yale Courses, les vidéos des cours librement accessibles, sous Licence Creative Commons. Physique, philo, science po, astronomie, etc. seule condition pour y accéder : spiquer l’angliche.
Blague à part, c’est plutôt pas mal et ça pourrait même remettre en question la promesse que je me suis faite en quittant l’université, qui était : la seule façon dont on me fera remettre les pieds à l’université ce sera après ma mort, nu comme un ver et tout raide, matière première à une leçon d’anatomie et de dissection.
Faut vous dire que tout ce que j’ai apprécié de mes études, en dehors de la bibliothèque (et d’une poignée de personnes), c’est le temps que je n’ai pas passé le cul vissé sur une chaise, à subir ces professeurs là. Mauvaise université, mauvais profs, mauvais enseignement, mauvais moi ? Peu importe à présent. Ce qui survit, ce qui… m’a servit, depuis, ce ne sont pas les âneries académiques que l’on nous priait de répéter sans réfléchir, mais bien les… libations (je ne peux tout de même pas écrire “beuveries”: il y manquerait cette touche d’esprit que nous aimions y voir… et que l’on y rencontrait parfois), les nuits passées à discuter de cinéma, de livres, de philo, de cul (celui qu’on caresse, pas celui sur lequel on s’assied). Tout ce temps dont j’ai disposé librement, passé à lire, écrire (et peindre) et à pleurer sur mes amours malheureuses — il y avait bien un cours de qualité, ceci dit. Peut-être deux. Et j’étais amoureux.
