Parfum

Dans le train, j’étais assis face à un jeune homme plutôt barraqué, massif mais pas gras pour un sou, vétu de cuir et les cheveux raz. S’il n’avait un regard aussi doux, on aurait pu imaginer qu’il travaillait comme videur de boîte de nuit, ou quelque chose dans le genre.

Depuis le début du voyage il ne bougeait pas. Tout d’un coup il sort son téléphone de sa poche et compose un numéro :

-«  Allo oui, je téléphone pour avoir des renseignements sur un type de lavande… Oui… La lavande xyz (désolé je n’ai pas retenu le nom. S’en suit une courte discussion avec son interlocuteur)… D’accord, ok merci. »

Il a raccroché et commencé à se préparer à descendre du train.

Je regrette de n’avoir pas eu le temps de faire sa connaissance. Je regrette surtout de n’avoir pas essayé de faire sa connaissance dans les minutes qui ont suivi — et d’en savoir un peu plus sur cette histoire de lavande.

Ca sent bon la lavande. Je ne savais pas qu’il en existe plusieurs types.

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