Si nous prenions le temps de réfléchir à notre Consitution ?

Pour ceux qui, comme moi, n’ont toujours pas eu le temps ou le courage de lire le pavérojet de Constitution sur lequel nous devrons nous prononcer, voici un un commentaire assez détaillé du texte.

Même si vous ne partagez pas les opinions politiques de son auteur, au moins un point me semble important (je souligne) :

(…) le projet (de constitution) est incroyablement long : une partie principale de 341 pages et 448 articles, à laquelle s’ajoutent 36 protocoles et 2 annexes, dont les 393 pages en font partie intégrante, ainsi qu’un certain nombre de déclarations. Les constitutions française, américaine, allemande ou suisse, pour ne prendre que quelques exemples, ne font que quelques pages à quelques dizaines de pages ! À la longueur correspond une complexité de l’architecture et des règles communes qui en font un texte obscur et parfois ambigu.

Le peu que j’ai tenté de lire du projet m’a franchement calmé : c’est long, c’est lourd, c’est plein de détails — pourquoi notre future constitution doit-elle est tellement plus complexe que les textes fondateurs des Etats-Unis ou de la France ? —, le fait que nous ne sachions pas clairement sur quoi nous allons nous prononcer devrait nous encourager à oser demander plus de temps, plus d’explications, plus de… lumières.

Comme le dit l’auteur, voter non au projet ce n’est pas s’opposer à une constitution européenne, c’est prendre le temps de réfléchir à ce qui est en jeu, c’est pousser les politiques à remettre les citoyens européens, nous, au centre de cette constitution.

Les constitutions française, allemande ou suisse par exemple écrivent respectivement que “le peuple français proclame” que le principe de la République est “le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple” (art. 2), que “le peuple allemand s’est donné la présente constitution” (préambule) et que “tout pouvoir émane du peuple” (art. 20-2), ou que “le peuple et les cantons suisses […] arrêtent la constitution que voici” (préambule).

Rien de tel dans le projet de constitution européenne, où la souveraineté du peuple n’est nulle part mentionnée.

Si ce qu’on nous propose est médiocre, rien ne nous oblige à l’acheter.

Article trouvé via le rezo

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