
Un journal intime, abandonné ou perdu en pleine rue.
Quelqu’un cherche t’il à retrouver cette mémoire perdue ? Qu’il se dépeche de revenir sur ses pas, avant que tout ne soit effacé : lignes d’une vie tracées à l’encre bleu, qui s’exhibe et s’efface au gré du vent et de la pluie. Qu’il se dépêche, avant que ce cahier, dont les pages seront bientôt redevenues blanches, ne s’offre à quiconque ! Prends-moi, raconte-toi !
Quelqu’un-a-t’il voulu se débarasser de cette mémoire importune ? Qu’il se dépêche de revenir sur ses pas avant que quiconque se saisisse de ces pages encore riches de souvenirs qui, délaissées, trahiront bien des secrets contre un peu d’attention ! Prends-moi, Tu sauras tout !
Perdu, oublié, jeté. Ce cahier dont les pages commencent à s’abîmer est un rêve et une tentation. Vivant, effacer sans laisser de traces et, plus sûr de soi, réécrire. Passant, ne pas s’approprier cette mémoire.
