Ca vrombit, ça ventile, ça gigote mais ça ne sait rien, ça ne fait presque rien à part sourire (parfois) à la caméra.
C’est à peine mieux dans la presse écrite, mais ça l’est dans certains journaux.
Les élections ne sont pas un évènement politique, c’est un happening médiatique. L’occasion d’essayer son look de journaliste à l’américaine (pas trop larges les rayures du costume, dis ?) et de faire mumuse avec des logos et des jingles bien nases.
CNBCSDisnoxNews présentent les élections. ZimBoum !
Et tout ce temps d’antenne gaspillé à dire “on ne sait pas qui va gagner” ! Ca étonne vraiment quelqu’un cette incertitude avant la fin du vote ? Ca n’étonne personne d’envoyer à grand frais des journalistes qui ne trouvent que ça à nous dire ? Brrrrr.
Si la moitié de ce gaspillage de papier ou d’antenne était consacrée à nous parler des Etats-Unis, de ses habitants, de leurs cultures, des idées et des débats qui les animent ou même, héhé, des programmes des candidats Nous aurions peut-être une chance de comprendre un peu mieux ce qui se passe, les choix qui nous étonnent ou les idées et les comportement qui nous choquent. Sans doute aussi de nous trouver beaucoup d’affinités et des inquiétudes communes.
En gros, arrêter de voir montrer L’Amérique comme un gigantesque DisneyLand peuplé d’abrutis aussi obèses qu’incultes ou comme le pays de la démocratie (et/ou de la réussite) parfaite.
PS : Il y a encore des journalistes et du journalisme. Malheureusement ils ne nous sont pas servis sur un plateau d’argent entre la poire et le dessert, à la télé. Il faut faire l’effort de les lire.
L’information n’a pas de prix, mais elle vaut bien le prix d’un quotidien, non ?
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