cette moisissure ignoble

Ici ça sentait le tabac cher, les parfums français, le vrai cuir étincelant des porte-monnaie bourrés à craquer, les petites femmes à cinq cents billets la nuit, les porte-cigarettes en or massif, toute cette camelote, toute cette moisissure ignoble qui avait poussé sur la Zone, qui buvait sur la Zone, qui bouffait et s’engraissait sur la Zone, qui se foutait de tout et plus particulièrement de ce qui arriverait lorsqu’elle serait repue et bourrée et que tout ce qui avait été dans la Zone se retrouverait dehors et se déposerait sur le monde.

(Arkadi et Boris Strougatski. « Stalker», chez Denoël, collection Lunes d’encre)

Imaginer le nombre de bons livres qui ne sont pas lus parce qu’ils ont le malheur d’être étiquetés “science-fiction”. Non, non, non, non ! Ce n’est pas du tout ça : imaginer le nombre de lecteurs qui ne lisent pas ces bons livres, parce qu’ils méprisent un nom sur une étiquette. Ce qu’ils manquent…

On Procrastination

Neil Gaiman, On Procrastination:

3) Step away from the Internet. Turn it off, or go somewhere it doesn’t exist, or write with paper and a pen, or do whatever you need to to place yourself in a world in which YOU ARE ALLOWED TO WRITE OR NOT DO ANYTHING AT ALL, JUST STARE OUT OF THE WINDOW. But you can’t do anything that isn’t writing or not doing anything.

Staring out of the window gets boring after a while, and it is more interesting to write.

Google fait sombrer toute une île

Google Maps a par erreur supprimé l’île de Jura en Écosse (je ne connaissais pas, avant cette histoire). C’est à lire sur io9 : Google Maps just annihilated an entire 141-square-mile island.

gloups

Tu sors tranquillement de chez toi pour aller chercher ton pain, un matin, et plouf. Tu te noies, sous le regard moqueur des poissons car ton trottoir, ta maison, ta rue, ton quartier, toute ton île a disparu et il n’y a plus que de l’eau et toi — et les poissons qui se marrent.

Derrière le côté anecdotique (?) d’un bug ou d’une fausse manip, on peut se demander si on a jamais eu dans notre histoire un acteur privé aussi influent/omnipotent pour gérer l’accès l’information. On peut aussi se demander quelles conséquences une erreur (ou pire) qui durerait, dans un des services de Google, pourrait avoir…

Manque plus qu’une paire d’essuie-glaces

Il semblerait que Stephen Balaban ait développé un système d’exploitation alternatif pour les Google Glass permettant ainsi de complètement échapper au contrôle exercé par Google sur ce qui peut tourner dessus. Lire : A 24-Year-Old Is Creating an Operating System for Google Glass That Google Can’t Control

Quand on pense à toute cette énergie dépensée sur un produit qui ne marchera pas (sauf peut-être en entreprise) ou alors que Google tuera un jour, comme ça, quand l’envie lui prendra.

Pourquoi ça marcherait en entreprise ? Parce que ça :

… toute ressemblance avec les robots d’entreprise, dans la série Real Humans, serait purement… terrifiante ?

Conseils pour l’Olympus EM-5

Je cherche un appareil photo “classique”, pour remplacer mon Nikon D200 — hé oui, j’utilise des vieilleries qui montent péniblement au-delà de 800 ISO.

J’hésite entre un boitier full frame (bien trop cher vu mes ressources actuelles, mais me permettant de conserver toutes mes optiques Nikon) ou alors passer au micro 4/3 (beeeeaucoup moins moins cher, mais excellent). L’idée étant de disposer d’un boitier où je peux contrôler tout ce qui compte via des boutons et molettes, plutôt que via des menus.

Pourquoi je ne regarde pas du côté des nouveaux reflex APS-C ? Parce que si je reste chez Nikon, c’est pour passer à du full frame (viseur optique confortable et focale sans conversion). Si je dois rester sur des capteurs plus petits, je préfère passer au micro 4/3 : moins encombrant et plus léger que le APS-C, pour une construction excellente, entre autres choses, et pour la qualité d’image assez remarquable.

Bref. J’ai pu tester durant une journée le boitier d’Olympus, que l’on me proposait à un prix que vous ne pouvez même pas imaginer.

Superbe appareil, que je n’ai rendu que parce que j’ai de trop gros doigts (sans rire : dur de ne pas appuyer sur deux boutons à la fois) et parce que j’ai un peu de mal à comprendre comment fonctionne son AF (souvent hyper rapide, parfois pataugeant dans la semoule sans raison apparente) — sans doute trop habitué à l’AF des boîtiers Nikon si rarement pris en faute.

En cherchant des conseils pour le prendre en main, je suis tombé sur pas mal de choses. Le plus intéressant des conseils est probablement de personnaliser les boutons : les réglages par défaut ne sont effectivement pas les plus intéressants pour tirer le max de ce boitier.

De tous les articles lus, je vous recommande :

… Et si je pouvais donner un conseil à Olympus, ce serait d’envoyer ses ingénieurs responsables des menus en stage dans le département iOS de Apple. Parce que c’est sans doute le seul vrai défaut “objectif” de cet appareil : des menus proprement imbuvables. Dommage car, même si on peut toujours souhaiter plus, ils offrent pour la plupart pas mal de contrôle.