iTunes et les disques externes, un conseil ?

J’aime bien iTunes (ses facilités de création de liste de lectures dynamiques, entre autres choses). mais il a un gros défaut : il ne retrouve plus les chansons si elles sont stockées sur des disques externes pour peu que la lettre du disque soit modifiée d’une fois à l’autre, ce qui est susceptible d’arriver en fonction de l’ordre des branchements sous Windows :

message d'erreur de iTunes

Le disque F:/ est maintenant H:/… Quelqu’un connaîtrait-il une solution plus pratique et rapide que rechercher le morceau chaque fois ?

<Mise à jour le 16/02/05>

Je me réponds à moi-même.

Une solution, minable mais fonctionnelle, consiste à forcer Windows à redéfinir la lettre de lecteur du disque contenant les chansons :

  1. Allez dans “Démarrer -> Panneau de configuration -> Outils d’administration”.
  2. Dans la fenêtre qui s’affiche, cliquez sur “Gestion de l’ordinateur”, puis choisissez “Gestion des disques”.
  3. Repérez votre disque dans la liste et faites un clic droit et choisissez “Modifier la lettre de lecteur…” :

L’inconvénient c’est qu’il faut se souvenir de la lettre de lecteur qui était utilisée au moment où vous avez avez ajouté vos chansons dans iTunes (je n’ai pas trouvé comment la connaître dans iTunes) ET qu’il faut toujours utiliser la même lettre de lecteur lorsque vous en ajoutez d’autres, sous peine d’un bordel ingérable qui vous obligera à changer la lettre de lecteur autant de fois que nécessaire :-/

</mise à jour>

La SNCF déclare son amour

Aujourd’hui à la gare de Lyon, la SNCF qui nous aime comme on sait, offrait un numéro spécial Saint Valentin du journal Libération. Gratuit. Des piles d’exemplaires gratuits !

Insistant devant mon refus d’en accepter un exemplaire (j’avais autre chose à lire), une jeune fille chargée de la distribution me répétait « mais on vous l’offre, c’est gratuit ! ». Elle semblait triste pour moi.

Sans sondage, ni statistique, je peux dire que l’opération a été un succès :

Exemplaire du journal Libération sur une banquette déchirée

Dans ce train de navetteurs que j’emprunte une fois par semaine, les banquettes n’étaient plus jonchées d’exemplaires abandonnés des journaux gratuits Métro ou 20′, mais de Libération.

C’est peut-être une fable que La Fontaine aurait aimé nous conter : le journal payant qui voulait se faire aussi populaire que le journal gratuit. Je me demande quelle morale il en aurait tiré.

Note à moi-même : web sémantique et ontologies

Pour prolonger la précédente : qui va définir les ontologies et comment limiter la portée de ces ontologies ?

OK, je crois avoir compris que des groupes partageant les mêmes intérêts (économiques, culturels ou autres) devraient essayer de s’entendre pour créer leur(s) ontologie(s) ou pour utiliser un modèle existant, et aussi qu’il y aura des ontologies différentes selon le secteur ou le domaine concerné. L’astuce consistera justement à permettre à un programme de mettre en parallèle ces ontologies chaque fois que nécessaire (créer un dialogue entre elles?)…

N’est-ce pas un peu optimiste de penser que nous allons tous nous entendre sur des questions aussi conflictuelles que :

  • Le sens des mots dans un domaine spécifique, ou au sein d’un groupe d’experts dans ce domaine ? S’il y a bien un domaine où les querelles quadricapilosécatrices sont intenses c’est bien sur les mots, particulièrement entre experts/rivaux dans un même domaine, même si le domaine est relativement technique. Quid des intérêts économiques de certains groupes ?
  • Définir la hiérarchie des différentes ontologies entre elles. S’il y en a une ?
  • La portée d’une ontologie : où s’arrête son domaine de validité ?

Si on imagine une ontologie comme l’accord de plusieurs (une communauté de savants par exemple), qu’en est-il de sa durée de vie/de sa fiabilité si elle est dépendante de l’accord de tous les acteurs ? Sinon qui sera autorisé à la (re)définir ?

Ces questions n’ont probablement aucun sens ! Mais je ne peux m’empêcher de croire que « le web sémantique » est porteur d’une vision un peu trop « scientifique », un monde qui serait peuplé d’êtres raisonnables en quête de connaissance (des scientifiques ou des ingénieurs ?), capables de s’entendre et même de vouloir faire un effort pour ça. Un peu comme dans les récits de SF des années 30 et suivantes 😉

C’est aussi un monde où il sera de plus en plus difficile de comprendre ce qui se passe pour le non spécialiste, la preuve !

Note à moi-même : web sémantique et vision globale ?

Si, dans les grandes lignes, le web sémantique permet d’accéder directement à l’information recherchée, est-ce que cela ne risque pas de nuire aux objectifs de certains créateurs de contenu ? Un exemple très ridicule : connaître le nom du coupable avant de commencer la lecture d’un polar.

Si l’auteur d’un contenu juge utile d’attendre que le lecteur dispose d’un certain bagage (fourni grâce à la lecture du contenu à partir de la première ligne), avant de lui parler d’une certaine notion, l’accès direct « par une recherche sémantique » passera outre le choix de l’auteur, au risque de déformer la perception du message, ou pire. Par exemple ne pas saisir le caractère ironique d’une phrase, ou le sens d’une affirmation étayée par tout ce qui précède.

Si j’écris « tous les belges sont des imbéciles », ici sur mon blog, et que demain un moteur extrait cette citation hors de son contexte (à savoir que ce n’est qu’un exemple de l’importance du contexte et que, étant Belge , c’est à prendre au second degré), on pourrait en conclure que je n’aime pas les belges, à tort. Vous me direz c’est déjà le cas avec les moteurs de recherche actuels. C’est vrai.

Ce que je comprends du web sémantique c’est l’idée de baliser toutes les informations. C’est-à-dire de les repérer (c’est déjà un choix à opérer) et de les relier à des concepts plus généraux pour indiquer leur signification (sémantique). C’est donc une façon de découper une oeuvre en petites paquets thématisés, un peu comme une lecture critique d’un texte ou d’un tableau. Mais qu’advient-il de la vue d’ensemble ? Du projet ou de l’oeuvre, ou de l’ambiguïté que l’auteur peut souhaiter entretenir, etc.

N’est-ce pas la même erreur de perspective qui fait croire aux critiques qu’en démontant telle oeuvre en petits bouts ils vont mettre à jour ce qui fait sa qualité ou son succès ? Le sens ne réside pas uniquement dans la somme des parties.

Bien sûr, il ne faut pas oublier qu’il s’agit uniquement d’une surcouche, mais si c’est elle qui conditionne l’accès/la visibilité de l’oeuvre… ce n’est pas rien.

Que se passe-t-il si plusieurs ontologies peuvent s’appliquer à une informations ? Y a-t-il un ordre de priorité, y a-t-il une limite à l’accumulation (au risque de noyer l’information dans le balisage sémantique, etc.) ?

Par exemple « aimer » selon le contexte, c’est « faire l’amour » ou « être amoureux » ou « apprécier quelque chose/quelqu’un ». Si je déclare <David><aimer><chocolat>, comment un programme va-t-il décider ? Après tout je pourrais aimer faire l’amour à du chocolat…

Ok, ce n’est pas très parlant, même pas du tout : ce n’est pas très clair non plus dans ma tête, mais la question me chatouille 😉