Science-fiction à Paris

Ce sont les vacances — héhé 😎

Nous ne quittons pas Paris cette année, ou à peine. J’en profite donc pour lire pas mal de bouquins que j’avais mis en attente. Dans le lot une belle proportion de SF.

Si vous aimez ce genre, je ne résiste pas au plaisir de vous signaler une chouette librairie spécialisée : Scylla, dans le XIIème, tout près du métro Montgallet.

La boutique est toute petite, mais quel choix ! On est loin des rayons décimés de la FNAC Italie2 (par exemple), phagocytés par un peu trop d’histoires de magiciens ou de vampires 😉

Scylla propose du neuf et de l’occasion, mais surtout son patron est passionné et n’hésite pas à mettre en avant des auteurs méconnus ou de petits éditeurs. On aurait tendance à oublier l’importance de ce travail pour la survie d’un genre littéraire, et on n’imagine pas sa richesse actuelle en ne fréquentant que les grandes enseignes de distribution.

Prévoyez du liquide car on ne peut pas payer par carte, et consultez les horaires d’ouverture avant d’y aller.

Pour rire…

… ou presque, deux petites annonces que j’avais passées à une époque déjà lointaine dans je ne sais plus quel journal belge.

« A vendre, pour cause de décès, sens de la vie. Etat neuf, à peine servi. Ecrire au journal.» 

Et

« Reliure, pleine peau, cherche oeuvre à embrasser. Ecrire au journal.» 

Jamais eu de réponse.

Tout a un prix. Du moins c'est ce dont on voudrait nous convaincre

DayNotez pour PocketPC

Natara propose une version Beta pour PocketPC de son excellent DayNotez 8)

Vous trouverez plus d’informations ici. C’est vraiment une version Beta, n’espérez pas déjà l’utiliser pour travailler. Sur mon Loox 720 en tous cas, elle plante de temps en temps.

DayNotez sur Pocket PC!

DayNotez c’est quoi ? C’est un logiciel hyper connu sur les PDA Palm qui permet de tenir un journal, sur le PDA donc mais aussi sur le PC si vous le souhaitez. Il est très performant et convivial : difficile d’imaginer plus agréable à utiliser.

Non, il ne sert pas qu’à noter mes pensées intimes ou mes amours secrètes (Y en a pas Sandra, promis ;-)). Lorsque j’étais sur Palm je l’utilisai surtout pour garder des traces du travail sur les différents projets, au jour le jour. Ses possibilités d’exportations me permettaient de sortir des « rapports » à la demande. Pratique !

C’est un de ces petits logiciels qui ne paye pas de mine mais qui facilite tellement le travail. Un peu comme Bonsaï, un outliner pour PDA et PC (du même éditeur que DayNotez, d’ailleurs).

Les développeurs annoncent que les autres logiciels seront progressivement portés sur PocketPC. Vite alors 8)

La guerre des mondes, sans l’image

La sortie du film « La guerre des mondes », que je n’ai pas encore vu, aura déjà le mérite de remettre à la mode tout ce qui tourne autour de cette séduisante histoire d’une humanité confrontée à plus cruel qu’elle. Par exemple, l’excellente adaptation radiophonique qu’en avait fait Orson Welles et sa petite bande du Mercury Theatre on the Air, en 1938.

J’apprécie beaucoup l’ambiance de cette pièce radiophonique, qui est une adaptation assez libre du roman de HG Wells. Mais c’est surtout une expérience très sympathique qui nous change de la télé ou du cinéma : ne plus se contenter de recevoir un programme formaté. Mais créer un monde, presque tout seul. Ou au moins ce bout de rue ou cette ferme qui servent de décors. Ce professeur dans son observatoire, avec ce grand téléscope pointé sur Mars. Les envahisseurs bien sûr. Les soldats et la foule. L’attaque. La panique. Le silence qui choque. Des survivants, et les journalistes qui font leur boulot…

Imaginer l’histoire que nous racontent Welles et Wells.

  • The War of the Worlds (MP3, directement sur mon site). Lien mis à jour le 20 juillet 2009.
  • Torrent de l’ensemble des émissions du Mercury Theatre on The Air.

Je suis un réveil matin

Dans le train ce matin. Une jeune fille, de toute évidence fatiguée par un WE festif, me demande de la réveiller lorsque nous arriverons à telle station. Elle s’endort immédiatement. Elle est allongée, les pieds nus, sur la banquette. Sa beauté réside tout entière dans sa jeunesse, pourtant cette fatigue la rend charmante. On imagine les bavardages, les rires ou même mieux qui l’ont tenue éveillée. Ces plaisirs idiots et savoureux. Ce temps passé à ne rien faire d’autre que le passer, justement, en s’amusant, en le croquant.

Bien sûr, je devrais m’inquiéter qu’elle n’ait vu en moi qu’un moyen de ne pas rater sa station, l’assurance d’un sommeil paisible 😉

Son sourire naïf et tout dans le yeux, quand je l’ai réveillée. Ca vallait bien des choses.

Je suis un réveil matin.