Le monde c’est…

Je ne vais pas vous raconter les presque 2 heures que j’ai perdu hier lors de mon deuxième passage en 48h au SAV d’une grande enseigne bien connue de vente de matériel HiFi/vidéo/informatique et photo. Les pannes se sont des choses qui arrivent.

Par contre, je tiens à vous faire partager ce morceau de dialogue presque surréaliste que j’ai eu avec « le cadre » de service, quand j’ai ramené pour le seconde fois un boîtier photo (assez cher, et d’une autre marque que celle que j’utilise depuis toujours) souffrant apparement du même défaut que le premier. Je cite de mémoire, mais je vous assure que c’est fidèle :

— Vous parlez de [un] problème, mais vous savez là je suis sur Google et je ne trouve rien à ce propos. [Pour apprécier cette phrase, il faut visualiser son air de Saint Pierre tout puissant, penché par-dessus le comptoir et qui vous tend avec un air de reproche le grand livre de votre existence avant de vous claquer la porte du paradis au nez. Ce serait croustillant si ce n’était pas aussi ouvertement insultant…]

— Oui, et ? Je suis peut-être le premier à signaler le problème ? [J’avoue que j’image difficilement être le premier à détecter un tel problème, mais sur deux boîtiers à la suite… Qu’y puis-je ?]

— [Il me regarde un instant, hausse lentement un sourcil, puis l’autre (la partie la plus pileuse de sa tête)] Mmmf ! C’est Google dont je vous parle. C’est le monde !

Google, c’est le monde ? Là, je suis resté sans voix.

Après un bref énervement, la conversation a suivi son petit bonhomme de chemin, sans le cadre.

Le problème-qui-n’existe-pas sera signalé au fabricant du matériel (on verra bien, j’attends des nouvelles). En dehors du temps perdu à discuter en vain avec ce responsable pour le moins un peu trop sûr de lui, de la Vérité Incontestable de Google et de son Universalité, sans parler de sa certitude quant à mon incapacité à utiliser correctement un appareil photo—  j’avoue avoir été agréablement surpris par l’envie de bien faire des trois autres personnes de cette boutique qui ont jugé utile de s’intéresser à ce problème-qui-n’existe-pas.

Bon WE 😉

CPE, société et politique

Sans entrer dans les considérations pour ou contre le CPE — on est pas au bar-tabac des sports ici 😉 — les manifestants ont le mérite de rappeler aux politiciens que la politique — les choix qui définissent l’avenir de la société, quand il ne s’agit plus de favoriser ses amis ou ses intérêts — ne se fait pas entre-eux, entre personnes « compétentes », qui savent « de quoi elles parlent »,malgré ce que peuvent en penser les citoyens forcément mal informés (disent les politiciens pro-cpe, mais si c’est vrai : la faute à qui ?) ou motivés par leur seul intérêt personnel.

L’espace, la société où nous vivons n’est pas malencontreusement peuplé de citoyens au lieu de salariés. Les 1 à 3 millions de manifestants d’hier le rappellent avec force, comme le merveilleux “non” des Français au projet de consitution européenne l’avait déjà fait. Alors, si le pouvoir n’est effectivement pas dans la rue, comme se plaisait à répéter je ne sais plus quel politicien, c’est la rue qui a délégué ce pouvoir et, au final, c’est à elle seule qu’il appartient.

Enfin, c’est ce qu’on m’a appris à l’école en cours d’histoire.