Le poids des mots, le choc des photos

Couverture d'un Madame Figaro

La couverture d’un mag. (Mme Figaro, pour ne pas le citer), sur la table de la salle d’attente du toubib. J’avoue que ça m’a interpellé, ce fatras.

Avec un titre pareil à mon billet, on aurait pu s’attendre à ce que je parle d’un autre sujet, un sujet d’actualité celui-là. Un évènement qui se déroule maintenant, à cet instant même ?, sur une des rives de la Méditérannée. Surtout qu’on en voit des photos chocs. Du Liban, de Palestine et d’Israël.

Mais là dessus j’ai rien à dire, j’ai pas de voix, juste cette tristesse sans nom devant ce balais monstrueux, tourb(e)illon de haines auxquelles se mêlent le mensonge, l’injustice, la cruauté, la bêtise, des intérêts particuliers ? Et tellement de douleurs. Toute cette indignité; ma gêne d’être à ce point à l’abri, et… Non, rien.

Bonne nuit tout le monde, où que vous soyez.

Premières impressions sur l’Epson RD1s

Je n’en n’ai pas encore fait le tour, bien entendu, mais voici déjà un petit cri du coeur.

Ca a été dit ailleurs, mais puisque c’est vrai y a pas de mal à le répéter : soit on aime cet appareil, soit on le déteste, car il a des défauts qui sembleraient inacceptables sur n’importe quel autre matos dans cette gamme de prix.

  • Pour moi ça ne pose aucun problème mais… Il a un vieux capteur. Le même que celui du D100, il paraît. Mais c’est aussi celui qui a été utilisé dans le D70(s) — et le D100 n’était pas non plus une daube, que je sache.
  • Son autonomie est trop réduite. Moins de 200 photos sur la première charge. Probablement moins avec la seconde batterie achetée. Evidemment, j’ai abusé de l’écran LCD puisque je découvre l’appareil, mais ça restera son gros point faible.
  • Il est un peu trop long pour se mettre en route.
  • L’enregistrement en RAW est lent (mais y a un buffer de quelques photos, et puis un télémètrique n’est pas une “mitrailleuse”, à mon avis). Ca reste embêtant si on veut vérifier l’histogramme, car il faut attendre plusieurs secondes que le buffer soit vidé pour pouvoir allumer l’écran.
  • Il oscille entre un appareil pour nostalgiques ou pour collectionneurs/fétichistes (c’est quoi cette idée d’imposer un levier d’armement sur un appareil… numérique ?!?) et un véritable outil à photographier (c’est vraiment un (immense) plaisir à utiliser).
  • La qualité de fabrication oscille également : si le corps est solide, le levier, encore lui, est en plastique, comme la roue des vitesses/compensation d’exposition/ISO. Un comble pour les pièces probbalement les plus utilisées, qui rendront l’appareil inutilisable le jour où l’une d’elles cassera.
  • Le déclencheur est… euh… distrait : si j’appuye vraiment très très doucement, il ne déclenche pas. Tout simplement 😎
  • Certains boutons auraient gagnés à être placés ailleurs.

  • L’accès de la SD card est parfois gêné par le crochet de la dragonne.
  • Le viseur du télémètre — pour ne pas changer de ses cousins argentiques — n’est pas conçu pour les porteurs de lunettes. C’est limite à 35mm, j’ai affiché les lignes du 28mm pour voir et… je ne voyais presque plus rien, justement.
  • Il est bien trop bourré d’électronique pour que j’ose le sortir sous la pluie, même légère. Dommage qu’il ne soit pas tropicalisé. Je sais, j’ai qu’à avoir un parapluie.

  • Les fonctions “annexes” les plus importantes ne sont pas assez facilement/rapidement accessibles : zoom, histogramme,…

J’ai revendu le Canon 5D pour beaucoup moins que ça ! Pourtant, je placerais sans hésiter l’Epson à côté de n’importe quel boîtier Nikon, tant il me donne de plaisir à photographier. Je sais pourquoi j’aime les appareils conçus par Nikon (pour résumer : une ergonomie qui frôle la perfection, ils sont fait pour photographier 8-)). Je suppose qu’à sa manière un peu anachronique, l’Epson doit faire la même chose ? Je ne sais pas, tout ce que je peux dire c’est que :

  • C’est un télémétrique ! Ben oui, et c’est le seul modèle numérique pour l’instant.
  • Il est fun à utiliser.
  • Il est facile à utiliser (comme un Nikon, mais à sa façon plus dépouillée).
  • Il est minimaliste (on peut dire “zen” ?). A part le levier d’armement, il n’y a aucun gadget. Rien d’inutile : un viseur, de quoi régler la vitesse et l’expo et… d’excellentes optiques (le 50f2 de Konica et un 35f2 de Zeiss dans mon cas). Même l’écran LCD devient vite facultatif.
  • La mesure d’expo pondérée centrale est efficace, même s’il ne faut pas hésiter à jouer de la compensation.
  • Il est plus petit qu’un reflex. Plus discret aussi.
  • Il est “séduisant” et il dispose d’un captial sympathie bien plus élevé qu’un gros reflex. Lorsqu’il attire l’attention, c’est plus de la curiosité que de l’hostilité qui se manifeste. Idéal. J’ai vu des personnes sourire ou même éclater de rire quand elles me voyaient les photographier, ça n’était jamais arrivé !
  • Il est discret, presque silencieux. Le bruit de l’obturateur ne me déplaît pas, même s’il aurait pu être plus bas.
  • Puisqu’on parle de bruit : je n’ai pas peur de l’utiliser à 800 ISO, voire à 1600. Faut aimer, bien sûr.
  • Le logiciel de retouche d’Epson n’est pas le plus ergonomique du marché, mais il est génial pour faire du N&B facilement !
  • Ah oui : le format raw (.erf) est compatible avec Adobe Photoshop CS2/Bridge et la beta de Lightroom. Apparemment pas compatible avec IviewMediaPro 3.

Même si le plaisir de photographier est là, mes photos ne sont pas à la hauteur de cet enthousiasme. C’est évident… pour le moment 😉

Pour terminer, une remarque vraiment stupide (ce qui n’étonnera pas ceux qui me connaissent en chair et en barbe), mais qui résume bien l’intensité du coup de coeur. Depuis que je l’utilise, je n’ai peur que d’une seule chose : qu’il tombe en panne, ou que je le laisse tomber, et qu’il faille le renvoyer au SAV pour trop longtemps.

Un gros biberon

Camion citerne livrant de la farine
Ce camion citerne venait de livrer sa farine au boulanger.
De toute cette farine, j’emporterai un pain, ou deux.

Passant

Paris, 5ème arrondissement, le 7 août 2006

Première photo avec le RD1s, il pleuvait. J’étais installé de l’autre côté de la rue, à l’abri de la pluie sous l’auvent d’un bistrot.

Non, je n’ai pas craqué pour le RD1, c’est un cadeau 🙂

La tête dans la nuages, ce matin

Ce matin, tôt, petite sortie photo N&B argentique. Y avait vraiment trop longtemps. C’était sympa.

Le film fraîchement développé est en train de sécher dans la salle de bain (ha ben oui, faut renouer avec les joies du agiter/taper/laisser reposer/agiter/…, les doigts mouillés de chimies douteuses et odorantes; sans oublier le plaisir intense qu’il y à enrouler le film sur sa spire et à l’enfermer dans sa cuve, dans le noir absolu, ou encore le cirque qu’il faut faire pour refroidir l’eau et les produits à la bonne température (20°, idéalement) quand il fait presque 30° dans l’appartement. J’adore 8-))

Le numérique que j’avais aussi emmené — au cas où — n’a pas que des inconvénients 😉

arc-en-ciel

Il m’a permis de ramener ce petit bout d’arc-en-ciel. Juste avant la pluie. Ca aurait été un peu plus difficile avec de la tmax 8)