Les parapluies

– Bonjour monsieur. Je peux savoir ce que vous photographiez comme ça ? Pourquoi vous photographiez tous les clients ?

– Bonjour. Je photographie les parapluies.

– Les parapluies… ?

– Il pleut, il y a des parapluies. C’est joli. Vous voulez voir ?

– Non ! me répond-elle en rentrant dans sa loge. Je ne peux pas (d)écrire le haussement d’épaule, ni son air sincèrement désolé pour moi, de cette aimable (vraiment) gardienne qui, d’un coup, ne voyait plus aucune raison de s’inquiéter de mes agissements photographiques tout à côté de ses “clients”, les visiteurs du Père Lachaise 🙂

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Pourquoi faut-il que la photographie soit a priori suspecte d’une mauvaise intention ?

Père Lachaise

J’ai passé une bonne partie de la journée sous la pluie, à déambuler au Père Lachaise, trempé sous ma casquette et mon blouson (le D200, lui, n’a pas bronché malgré ce qu’il s’est prit comme eau. Peut-être bien le boîtier idéal).

J’avais déjà visité une fois le cimétière il y a 5 ans, sans vraiment accrocher : de l’herbe, des arbres, des chemins cabossés et, bien sûr, des tombes partout et des touristes. J’y suis passé la semaine dernière, presque par hasard, et ça a été le coup de foudre. Si on est en droit d’avoir le béguin pour ce genre de lieu assez particulier. J’y suis, depuis, retourné plussieurs fois.

Ce matin, j’ai voulu le voir sous la pluie. Je ne le regrette pas.

Des herbes folles au cimetière du Père Lachaise, Paris le 28 août 2006

J’ai pas mal de photos (pour la première fois, je n’ai pas eu assez de cartes mémoires !). J’en metrai peut-être d’autres en ligne… Celle-ci me plaît beaucoup, même si ce n’est pas vraiment l’image traditionnelle du Père Lachaise.

Statue de jeune fille ? Père Lachaise, Paris, 28 août 2006

Une dernière, pour finir.

Du bon temps

Paris le 20 août, pont des arts

Je suis resté un petit temps à les regarder se photographier, s’amuser, rigoler. N’allez pas chercher midi à quatorze heures : c’était simplement agréable de les voir s’amuser autant.

La prochaine fois, peut-être que j’aurai le courage (je suis timide, vous ne le saviez pas ?)/l’intelligence/la politesse d’aller leur dire bonjour, et merci…