Je suis un photographe, pas un terroriste

Une campagne pour aider les photographes anglais qui doivent subir les tracasseries (ou pire) de la police sous couvert d’une série de loi anti-terroristes, qui font de n’importe quel photographe un suspect. Comme ils le disent: ces lois sont non seulement nuisibles à la liberté de la presse, mais mettent également en péril notre patrimoine historique.

Toujours en Angleterre: ne parlaient-ils pas, il y a peu, de mettre sous contrôle vidéo constant les “mauvais” parents… De là à créer un permis de baiser et de procréer.

via BoingBoing.

Je ne sais pas jusqu’à quel niveau d’abrutissement collectif on va descendre. Mais, ce qui est sûr, c’est que la descente est sacrément rapide.

The Joy of Less

Being self-employed will always make for a precarious life; these days, it is more uncertain than ever, especially since my tools of choice, written words, are coming to seem like accessories to images.

(The joy of Less, Pico Iyer)

Traduit à la volée, il dit:

Etre un indépendant c’est mener une vie précaire; de nos jours, c’est plus improbable que jamais, particulièrement lorsque mes outils de prédilection, les mots écrits, ne semblent plus que des accessoires pour les images.

Ne vous y fiez pas, l’article en question est à l’opposé du pessimisme de ce passage, mais ça sonne si juste… The joy of less est un chant d’amour (carrément) à la simplicité:

(…) 21 years later, I still live in the vicinity of Kyoto, in a two-room apartment that makes my old monastic cell look almost luxurious by comparison. I have no bicycle, no car, no television I can understand, no media — and the days seem to stretch into eternities, and I can’t think of a single thing I lack.

Objecteurs d’Internet. Faites la lettre, pas l’email

“It’s destroyed a lot of family life” complains another, as hobbies are no longer enjoyed communally. Others lament the loss of personal communication.

“We tried computing and we’re back to writing letters” says one of those being questioned by researcher, as e-mail is seen as too impersonal for close human contact.

(…)

Privacy is another worry, as computers have made information gathering so powerful.

Ils refusent d’utiliser Internet, à lire sur BBC News.

Le côté “petit village d’irréductibles… Bretons qui résistent à l’envahisseur numérique” mis à part, la question évoquée dans l’article est intéressante: demain, sera-t-il possible d’être un citoyen à part entière, ayant accès à tous les services et pouvant faire valoir tous ses droits — le peut de droits qui nous restera, dans cette société dévouée au contrôle paranoïaque de chaque instant de nos vies — sans se connecter au Web, sans se créer une identité “en ligne”? 

“I don’t think you can be a proper citizen of our society in the future if you are not engaged online,” (says Martha Lane Fox, dotcom pioneer and now appointed as the government’s digital inclusion champion)

Et c’est la question subsidiaire du dimanche soir (un Carambar ayant à peine servi, au premier qui répond juste): c’est quoi un bon citoyen ? Celui qui se plie à un consensus, ou celui qui y résiste ?

(Via Philofaxy).

L’attaque contre Twitter pourrait être un règlement de compte contre un blogger

Widespread internet attacks that hit services at Google, Facebook and Twitter on Thursday could have been the result of an online assault against a single blogger.

(The Guardian)

L’attaque dont a été victime hier Twitter, Facebook (et aussi Google), aurait en fait visé à faire taire Cyxymu, un blogger géorgien (une bloggeuse?), qui aurait un peu trop tendance à ouvrir sa gueule à propos des différents entre la Géorgie et son gros voisin, la Russie. Le but aurait donc été de l’empêcher de se faire entendre…

Si c’est le cas, l’effet me semble plutôt raté.