Tu montes, chéri(e) ?

We’ve fought for years to create an open web, and we would be crazy to give our future over to a selfish little kid who has no problem stealing any innovation he catches from the corner of his eye from other entrepreneurs.

(À propos de Mark Zuckerberg et de Facebook, The Big Game, Zuckerberg and Overplaying your Hand. Via fakesteve.net).

En français, ça pourrait donner :

Pendant des années nous nous sommes battus pour bâtir un Web qui soit ouvert, ce serait de la folie d’offrir notre futur à un gamin égoïste (1) qui n’éprouve aucun problème à voler les innovations d’autres entrepreneurs qui lui tomberaient sous les yeux.

Y en a, comme ça, que ça ne gêne absolument pas de pomper tout ce qui leur passe à portée de main. Après tout, y en a même pour qui pomper est un métier, mais on parle plus d’idées.

  1. NDT (qui va parler de lui au pluriel pour faire genre on est plusieurs et on est sérieux) : si le blog n’était pas tout public, nous aurions peut-être privilégié une traduction moins fidèle au texte original, au profit de quelque chose de sensiblement plus grossier, mais reflétant mieux, à notre humble avis, les faits douteux vaguement évoqués.
    Donc, par respect pour notre plus jeune lectorat auquel nous ne nous pardonnerions jamais d’avoir inculqué un vocabulaire inapproprié, nous nous retiendrons d’utiliser des expressions vulgaires pour qualifier le comportement d’une société (et de son fondateur ?) qui n’hésite pas à prostituer les données personnelles que lui ont confiées ses clients — nous — pour faire du profit.

Étonnant comme ce billet (m’)invite à réfléchir au sens des mots, et à leur usage.

Ainsi, je crois savoir qu’en termes courants on qualifie de “maquereau” un proxénète, le monsieur qui se charge de louer les services intimes des dames à d’autres messieurs, et de récolter l’argent de leur dur labeur. Evidemment, une question vient immédiatement à l’esprit du lecteur attentif : à partir de combien de $ récoltés le terme de “maquereau” est-il remplacé par celui “d’homme d’affaire” ou “d’entrepreneur à succès” ?

C’est juste une question, hein.

Je veux la même chose, sans la bombe à retardement

Transformer un vieux PC en serveur de fichiers et de sauvegardes pour Time Machine, c’est une idée qui me tente depuis un moment. Justement (merci @kaligram), voici un tuto qui explique comment configurer Linux en serveur de fichiers compatible Time Machine.

Ça m’a l’air plutôt pas mal fait. Mais une phrase me fait sérieusement hésiter à me lancer dans l’aventure :

Euh.png
La perspective d’un backup “autodestructible”, comment dire… ça le fait pas trop.

À mes yeux du moins, c’est problématique : une sauvegarde, ça doit m’inspirer confiance, je dois être sûr de pouvoir compter sur elle. Si en m’approchant d’elle je l’entends qui fait tic-tac…, je flippe.

Quelqu’un a essayé ? Est-ce que ça marche bien ?

Je sais: je n’ai qu’à essayer et apprendre à bidouiller, et tout ça. Mais, très sincèrement, pour mes sauvegardes je n’ai pas trop envie de me fier à des bidouilles — et certainement pas les miennes — que je ne maîtrise pas.

Bref. En attendant une solution plus à ma portée, je resterai donc coincé avec ma Time Capsule — dans laquelle je commence à me sentir à l’étroit — même si je n’arrive pas à l’utiliser du tout depuis Linux.

Regarder plus loin que le bout de son nez

Infrastructures.png
(clic = grand)

Comme toujours, tout est une question de distance et de perspective : on est peut-être plus sensible à ce qui nous touche de près, à ce qui nous concerne directement qu’à ce qui semble un vague problème lointain dont seuls quelques “allumés” se soucient 😉

Via xkcd

La boutique de mes rêves

The shop I want is full of people who are dedicated to their opinion. Who are happier understanding a thing rather than wanting it. These people will happily tell the story of happened upon this opinion and I want to hear it because the opinion of someone I trust is just as valuable as my own.

(The Shop I Want, via Minimalmac)

En français, ça pourrait donner ceci :

La boutique que je veux est bourrée de personnes ayant une opinion. Qui sont plus heureuses de comprendre une chose, plutôt que de la vouloir. Ces personnes vous raconteront avec plaisir l’histoire derrière cette opinion, et je veux l’entendre parce que l’opinion de quelqu’un en qui j’ai confiance a autant de valeur que la mienne.

The Shop I Want, ou comment ne pas devenir fou en entrant dans la plus grande boutique au monde, la première boutique où l’on peut tout trouver — surtout ce dont on absolument aucun besoin — d’un simple clic. À lire.