
Sans blague ?

Sans blague ?
Interorbital Systems, which makes rockets and spacecrafts, created a kit last year that lets almost anyone with a passion for electronics and space build a satellite. The $8,000 kit (£5,200) includes the price of the launch.
Frugal hobbyists put satellites into orbit with ‘TubeSat’, via futurismic
En français :
Interorbital Systems, qui fabrique des fusées et des vaisseaux, a créé l’année dernière un kit qui permet à à peu près n’importe qui mordu d’électronique et d’espace de construire un satellite. Le kit de 8000$ inclut le prix du lancement.
L’avantage quand on ne dors pas, c’est qu’on peut soit regarder la TV, soit lire. Je préfère lire. Ce soir, donc, je lis, et pas n’importe quoi :

Forcément “time travel” et “teleportation” dans le même titre, ça ne pouvait que retenir mon attention 😉
OK, j’exagère : j’ai effectivement lu ce résumé, qui m’a donné envie d’en savoir plus. Mais un tel papier est à des années-lumière de ce que je peux comprendre.
Cela dit, j’essaye vraiment de le lire, pour piger les grandes lignes et récupérer tout ce que je peux : ça pourrait m’aider à débloquer une histoire de voyage temporel qui est dans une impasse depuis quelques temps — un truc tordu, où la politique se décide depuis le futur par des “congrégations économiques”, qui ont pris la place des religions, mais est mise en oeuvre dans le passé par des “missionnaires” qui peuvent seulement aller vers le passé, sans contrôle précis sur la date d’arrivée et sans possibilité de revenir dans le futur, mais conservant leur libre arbitre (pour agir comme ils le veulent, ce qui m’ennuie).
Entre autres choses, je retiens que leur théorie du voyage dans le temps échapperait au paradoxe du grand-père, et que “le voyageur temporel” n’aurait qu’une marge d’action limitée de façon statistique. C’est pas con, et ça m’arrange bien.
D’un point de vue technique, je crois pouvoir affirmer qu’il ne suffira pas de mettre un convecteur temporel dans une voiture qui roule au plutonium pour fabriquer une machine temporelle 😉

Si ça vous dit de me tenir compagnie dans cette lecture : The quantum mechanics of time travel through post-selected teleportation arXiv:1007.2615v2.
So I tend to think that the most likely reason for us to develop conscious software would be because it’s fun, rather than because it’s useful.
Ted Chiang on Writing – Boing Boing
En français :
J’ai tendance à penser que la raison la plus probable pour que nous développions un logiciel conscient [une IA] serait parce que c’est amusant, plus que parce que c’est utile.
Je suppose que ce n’est un scoop pour personne. Mais quand je lis ça, à propos des applications préinstallées sur des smartphones Androïd :
“It’s different from phone to phone and operator to operator,” says Keith Nowak, spokesman for HTC. “But in general, the apps are put there to meet the operator’s business and revenue needs.”
Bloatware Creeps Into Android Phones, via @Gruber
qui, vite/mal traduit, donnerait :
“Ça change d’un téléphone à l’autre et d’un opérateur à l’autre,” dit Keith Nowak, porte-parle de HTC. “Mais en général, les applications sont placées là pour répondre aux besoins des activités de l’opérateur et à son besoin de revenus”
J’ai une désagréable impression de déjà vu… avec certains PC sous Windows, bourrés à craquer de merdwares en version d’essai, de programmes installés sans demander l’avis du client et qui pourrissent l’ordinateur dès le premier démarrage. Super.
Répondre aux besoins de l’opérateur… ben tiens. C’est pas le client qui achète le téléphone ? C’est pas le client qui est… le client ? C’est pas à ses besoins à lui qu’il faudrait essayer de répondre ?
Mais le plus amusant dans cette histoire, c’est qu’il ne serait même pas possible de supprimer ces applications (allez lire l’article). Sans blague ?

À quand la frite qui chante, pour nous vanter les mérites du ketchup Heinz pendant qu’on la mange ?