Microsoft, ou l’art diplomatique

Le gouvernement russe, sous prétexte de lutter contre le piratage informatique, s’en prendrait aux ONG qui l’emmerdent en saisissant leur matériel (sous Windows).

La réponse de Microsoft :

To prevent non-government organizations from falling victim to nefarious actions taken in the guise of anti-piracy enforcement, Microsoft will create a new unilateral software license for NGOs that will ensure they have free, legal copies of our products.

The Official Microsoft Blog: Anti-Piracy Enforcement and NGOs, via MacBidoulle.

En français :

Pour empêcher que les organisations non gouvernementales ne soient victimes d’actions tordues (NDT: on ne va pas dire “criminelles”, n’est-ce pas ?) sous couvert de lutte contre le piratage, Microsoft va créer une nouvelle license pour les ONG qui leur assurera un accès gratuit, légal, à nos produits.

Ca serait évidemment plus simple (et plus fiable) pour ces ONG d’utiliser Linux et des logiciels Libres — vu qu’il n’y aurait aucun souci de licences — mais on imagine mal Microsoft leur conseiller de faire ça 😉

En fait, c’est plutôt futé et bien joué de la part de Microsoft, qui se dédouane de ce harcèlement politique, sans compromettre son sacro-saint copyright.

En France aussi, on a un gouvernement qui, sous prétexte de lutter contre le piratage informatique, a décidé de harceler ses 20 millions de citoyens abonnés à Internet. Cela s’appelle Hadopi.

Utiliser Notational Velocity (et c’est pas moi qui le dit)

It’s extremely simple, but it works better than any other text editor I’ve used, and so I decided it would be all I use. I haven’t looked back.

mnmlist: using notational velocity

(maladroitement) traduit, ça donnerait :

Il est très simple, pourtant il marche mieux que n’importe quel autre éditeur de texte que j’ai utilisé, dès lors j’ai décidé qu’il serait le seul que j’utilise. Je n’ai jamais eu de regrets.

Difficile de ne citer qu’un extrait de cet article de Leo Babauta qui résume si bien les qualités de Notational Velocity.

Des infos sur Scrivener 2

La nouvelle version de mon application favorite commence à doucement pointer le bout de son nez (elle devrait sortir fin octobre). Son créateur nous donne quelques infos sur les nouveautés et même si toutes ne m’intéressent pas, en lisant la liste, j’ai un peu le sentiment d’être comme un gosse un matin de Noël, avec plein de cadeaux au pied du sapin : Scrivener 2.0 – Coming Soon (No, Really).

Scrivener 2

En vrac: meilleure intégration des révisions (Snapshots), un mode d’affichage “page”, mode “freeform” pour placer les fiches bristol librement à l’écran (et pour les imprimer), amélioration de l’outliner, meilleure intégration avec SimpleNote (yes!), possibilité de changer le fond d’écran du mode plein écran, l’outil d’exportation a été revu (et simplifié) et se voit doté d’un export au format… ePub 🙂

Scrivener 2

Etc. La liste est longue.

Scrivener 2
Le mode “comparaison”, qui deviendra sûrement très rapidement mon meilleur ami.

Keith annonce aussi la syncro des projets avec un dossier externe, dans le Finder. Cela permettra apparemment — tout ceci est à prendre au conditionnel tant que l’application n’est pas disponible — d’avoir une copie des textes dans un dossier, sous forme de fichiers classiques (genre RTF ou TXT ???), directement dans le Finder. L’intérêt c’est dès lors de pouvoir partager les fichiers avec d’autres personnes qui n’ont pas Scrivener, ou qui ne sont pas sur Mac, ou encore de pouvoir les éditer dans une autre application que Scrivener (au hasard, sur l’iPad), puis de resynchroniser les changements dans le projet Scrivener (mais il faudra attendre d’avoir l’application pour connaître les possibilités exactes de cet outil). Quoi qu’il en soit, c’est prometteur, et c’est un des trucs qui me manquait le plus.

La mise à jour ne coûtera que 25$ si vous possédez la version 1. Le prix plein étant toujours incroyablement raisonnable, à 45$. La nouvelle version sera gratuite pour toute personne ayant acheté Scrivener entre le 1er août 2010 et la sortie de la version 2.

Bon Dieu de bon Dieu — je vous ai dit que je me sentais comme un gosse le matin de Noël, devant un gros paquet-cadeau ?

Moi aussi, j’aime mon banquier

Une librairie de quartier qui risque de se casser la figure “grâce” à sa banque ?, ça se passe à Achères et la librairie porte le joli nom de Neverland.

Si vous êtes du coin et si vous avez besoin d’un livre ou si vous avez envie de la soutenir pour sortir de cette situation ubuesque, lisez son appel à l’aide.

PS: je ne connais pas la librairie ni sa propriétaire, mais ça me semble tellement con comme histoire. Et puis, c’est pas comme s’il y avait trop de librairies dans ce pays. Par contre des banquiers, c’est pas ça qui manque 😉