Ayez confiance

“We don’t need you to type at all. We know where you are. We know where you’ve been. We can more or less now what you’re thinking about.”

(Eric Schmidt, Google’s CEO: ‘The Laws Are Written by Lobbyists’)

En français :

“Nous n’avons pas besoin que vous tapiez quoi que ce soit. Nous savons où vous êtes. Nous savons où vous êtes allé. Nous pouvons à peu près savoir ce à quoi vous pensez.”

L’entretien dans son ensemble est intéressant (et pas rassurant). Via Daring Fireball.

Pourquoi je n’achèterai pas le Grand Robert sur CD

Désolé, Robert. Je t’aime bien, mais j’ai pas envie de m’emmerder — ce mot est dans tes pages, n’est-ce pas ? — à “insérer le CD tous les 45 jours” pour subir une “procédure d’identification” (et avec ça, tu ne veux pas un moulage de cette partie de mon anatomie que, rigoureusement, ma mère m’a défendu de nommer ici ?).

Bordel, mon Robert chéri, t’es pourtant pas un con ! Il serait temps que tu grandisses un peu, d’admettre que le CD et toutes ces conneries de validation, c’est comme le Père Noël, vieux : c’est une vaste blague qui n’amuse que les enfants, et encore. Ce sont des conneries. Des conneries qui n’emmerdent que ceux de tes clients qui sont prêts à payer pour ton dico (tu veux que je te file un lien vers une version pirate ?).

Et puis quoi, Bébert, tu n’envoies pas des contrôleurs chez les acheteurs de la version papier, pour vérifier qu’eux seuls accèdent aux définitions ? Où as-tu vu que tu avais plus le droit d’imposer tes sbires dans mon ordinateur ?

Alors, Bob, mon pote de nuits blanches passées à sécher sur un mot, si tu veux mes 200 € en échange de ta version numérique, va falloir cesser de me faire des sourires de faux-cul tout en me palpant les poches pour vérifier que je t’ai rien volé. Tu ne crois pas ?

Le pire, c’est que c’est un des meilleurs dicos qu’on puisse rêver d’avoir. En attendant, y a le TLFi, en ligne.

(Un de ces quatre, je dresserai une liste des applis dont je ne veux plus entendre parler tant qu’elles s’estimeront en droit de traiter leurs clients comme des voleurs a priori.)

Trouvé au fond du grenier

Ou plus exactement, puisqu’il n’y a pas de grenier dans notre minuscule appartement, trouvé au fond d’un classeur dans lequel s’entassent depuis années des “trucs” que je veux garder, cet exemplaire du Monde daté du 6 août 2004 :

De temps en temps, rouvrir un de ses livres. Chaque fois, apprendre la photo.

Synchroniser Scrivener : Simplenote et l’iPad

Deux des (nombreuses) nouveautés de Scrivener 2 concernent la syncro des textes via Simplenote ou dans un dossier classique du Finder.

La synchronisation est, à mon avis, une des choses qui manquait le plus à Scrivener. Il n’était en effet possible de travailler dans risque que sur une seule machine à la fois et seulement/facilement que dans Scrivener lui-même. Càd pas sur l’iPad ou l’iPhone, ni sur un PC Windows/Linux.

Tout cela semble être réglé avec la prochaine v2 de Scrivener : la syncro Simplenote rendant possible le travail sur iPad/iPhone, et la syncro avec un dossier standard du Finder permettant de synchroniser ledit dossier avec n’importe quel ordinateur sous Mac OS X, Windows ou Linux, par exemple grâce à Dropbox, dont je ne dirai jamais assez de bien. (Et cela ne coûtera pas obligatoirement plus cher : que ce soit Simplenote ou Dropbox, les deux services proposent une offre de base gratuite.)

En attendant de pouvoir l’essayer pour de bon, voici déjà une vidéo (en anglais), mise en ligne par l’équipe de Scrivener, qui nous montre comment synchroniser un projet avec un iPad, via Simplenote :