Le petit mag que je lui ai fabriqué a été plutôt bien accueilli par ma nièce (et par son petit frère, une agréable surprise). Pour tout vous dire, je n’ai jamais été aussi heureux de savoir que ce que j’écris plaît aux lecteurs. Surtout ces deux lecteurs-là, qui ont le pouvoir de ruiner ma journée juste en ne me souriant pas.
Il semblerait aussi que ça vous ai donné envie de le lire et d’essayer d’en faire un. J’ai en effet reçu quelques demandes pour mettre en ligne le PDF.
Si ça vous intéresse, je veux bien réfléchir à la façon de publier des conseils pour vous aider à fabriquer votre propre magazine (contenu et contenant). Les fidèles se souviendront que j’ai un petit peu d’expérience dans le domaine. Dites-moi si ça vous tente.
Mais je ne vais pas offrir le PDF de ce magazine-là. Je ne vais même pas m’en excuser : je l’ai fait pour ma nièce, pour elle seule. Si elle décide de jouer le jeu, de m’aider à faire le numéro 2 comme je lui ai proposé, ou de le faire toute seule, et si elle veut le diffuser publiquement, je me ferais une joie de l’annoncer ici. Et pas qu’un peu.
Écrire et publier
Cela dit, vous n’avez pas besoin de moi — ni de ce petit mag, ni de personne — pour avoir des choses à raconter. Et, même si ça aide, vous n’avez pas non plus besoin d’investir des milliers d’euros dans des logiciels professionnels pour les publier et pour trouver vos lecteurs.
Bref, je suis sérieux : si ça vous intéresse, faites-le-moi savoir et je réfléchirais à la façon la plus sympa de parler de tout ça.
Et si mes conseils ne vous intéressent pas, vous avez raison, lancez-vous quand même. Il n’y a aucune potion magique, ni aucun “génie”, ni aucun don particulier qui ferait que certain(e)s seraient capables de faire un magazine (ou un livre; de l’écrire, de l’illustrer, de le mettre en page), petite élite de “pros” vivant sur les sommets du savoir (on se demandera quand même lequel), tandis que tous les autres seraient voués à n’être “que des lecteurs” qui “feraient mieux de rester à leur place” (les citations entre “” dans ce billet sont faites de mémoire et sont tirées de ce que j’ai pu lire ou entendre comme conneries quand j’avais le bonheur de faire ce métier d’éditeur et de rédacteur en chef).
Contrairement à ce que laissent entendre les plus médiocres de ces “pros”, il n’y a pas de fossé entre “eux” et “les lecteurs”, il n’y a pas non plus “d’effort à faire pour se mettre à la place du lecteur”, même débutant. Tout simplement parce qu’il n’y a aucune différence entre un lecteur et un auteur. Enfin si, il y a une différence : l’auteur est un lecteur qui s’est mis à écrire. Un auteur qui aurait oublié ça a autant de valeur qu’une roue carrée.
Ça ne veut pas dire que yaka écrire — pour avoir quelque chose à dire et pour savoir l’écrire (ou que yaka dessiner pour savoir dessiner, ou que yaka avoir (une copie pirate de) InDesign pour savoir faire une maquette, ou etc.) — faut pas rêver. C’est du travail, beaucoup, même si certain(e)s ne se gênent pas pour le bâcler. Mais du travail ce n’est pas de la magie ni un don du ciel, c’est de la sueur. Ce n’est pas prendre la pose de l’auteur maudit qui attend que la muse vienne lui chatouiller le nombril. C’est essayer. C’est rater. C’est recommencer.
C’est s’amuser, surtout.