Pourquoi je n’achèterai pas le Grand Robert sur CD

Désolé, Robert. Je t’aime bien, mais j’ai pas envie de m’emmerder — ce mot est dans tes pages, n’est-ce pas ? — à “insérer le CD tous les 45 jours” pour subir une “procédure d’identification” (et avec ça, tu ne veux pas un moulage de cette partie de mon anatomie que, rigoureusement, ma mère m’a défendu de nommer ici ?).

Bordel, mon Robert chéri, t’es pourtant pas un con ! Il serait temps que tu grandisses un peu, d’admettre que le CD et toutes ces conneries de validation, c’est comme le Père Noël, vieux : c’est une vaste blague qui n’amuse que les enfants, et encore. Ce sont des conneries. Des conneries qui n’emmerdent que ceux de tes clients qui sont prêts à payer pour ton dico (tu veux que je te file un lien vers une version pirate ?).

Et puis quoi, Bébert, tu n’envoies pas des contrôleurs chez les acheteurs de la version papier, pour vérifier qu’eux seuls accèdent aux définitions ? Où as-tu vu que tu avais plus le droit d’imposer tes sbires dans mon ordinateur ?

Alors, Bob, mon pote de nuits blanches passées à sécher sur un mot, si tu veux mes 200 € en échange de ta version numérique, va falloir cesser de me faire des sourires de faux-cul tout en me palpant les poches pour vérifier que je t’ai rien volé. Tu ne crois pas ?

Le pire, c’est que c’est un des meilleurs dicos qu’on puisse rêver d’avoir. En attendant, y a le TLFi, en ligne.

(Un de ces quatre, je dresserai une liste des applis dont je ne veux plus entendre parler tant qu’elles s’estimeront en droit de traiter leurs clients comme des voleurs a priori.)

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