Le rôle d’un éditeur est-il d’emmerder le lecteur ou de lui simplifier la vie ?

Parce que bon, si je n’ai pas le droit d’acheter ce livre numérique en anglais — et qu’est-ce qui empêche d’acheter un fichier électronique, si ce n’est une décision totalement artificielle ? — il m’aura suffi de 5 minutes pour le trouver et le télécharger gratuitement au format PDF sur un réseau de partage illégal… Alors ?
À quoi ça sert un éditeur, si ce n’est pas à faciliter la vente des livres ?
Il serait temps que ces éditeurs cessent de voir le monde et les lecteurs comme un gâteau qu’ils peuvent découper à leur guise, selon leurs appétits. Il faudrait — et vite — qu’ils prennent conscience que les clients ne sont plus vraiment obligés de passer par eux pour accéder au contenu des livres.
C’est dommage, car le métier d’éditeur — conçu comme autre chose que la gestion de la rareté, ou comme vendeur de papier au kilo — reste plus que jamais quelque chose d’essentiel, autant pour les auteurs que pour les lecteurs : en promouvant la qualité.

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