At least (…) engineers should get credit for their work because (…) artists should get to sign their work.
(John Gruber, à propos des ingénieurs qui font OS X, Via MacWorld.)
J’aime bien cette idée d’avoir le droit de signer ce que l’on fait.
Vu de l’extérieur, ça semble aller de soi mais c’est pourtant loin d’être évident. Et ça l’est encore moins dans un environnement mixte ou plusieurs personnes contribuent à un projet, collectivement.
A mon sens, il n’y a pas de différence fondamentale entre écrire, peindre ou composer une oeuvre et coder. Ce n’est pas le même genre d’histoire qui est raconté, ni la même émotion qui est atteinte. Mais c’est le même objectif : faire en sorte que ça marche. Partir de rien et arriver à quelque chose qui accroche l’utilisateur, le lecteur, le spectateur ou l’auditeur. C’est le même effort de réflexion, d’analyse et d’imagination, ce sont les mêmes doutes et les mêmes espoirs. C’est le même esprit audacieux (ou pas), c’est la même originalité qui est à l’oeuvre (ou la même capacité à pomper sans en avoir l’air le travail des autres, les vrais créateurs). C’est la même curiosité (ou la même routine monotone).
Et c’est probablement le même plaisir qu’on éprouve quand “ça marche”.
Après tout, le premier Mac ne portait-il pas la signature de ses créateurs dans sa coque.
