Du moins pas bleu layette. Ce soir, si j’avais la peau bleue, ce serait plutôt d’un bleu couleur blues fripé, usé, avec des accrocs qui y feraient des ombres pas rassurantes.
Mais quelle importance tant que je peux me réfugier non pas dans un coin sombre — j’ai le cafard, je n’en suis pas un — mais derrière cette tasse juste brûlante d’un savoureux thé au jasmin, plongé dans la lecture d’une jeune auteur(e) que j’aime tant, mais qui ne le saura probablement jamais tant je suis timide dans mes admirations.
Et quand je reposerai son recueil de nouvelles, fidèle compagne bien malgré-elle, PJ Harvey finira avec moi le bout de chemin jusqu’au bout d’une autre nuit-blanche : The peel sessions, White Chalk et peut-être Is this desire.
Désir ? Oui, bien sûr. Féroce.
