Les fichiers PSW sont des fichiers Pocket Word, créées sur les PDA Windows Mobile. Un format que même Microsoft Word ne peut lire sans une conversion préalable par Active Sync, le logiciel de synchro des PDA sous Windows Mobile. Bref, PSW c’est un format à la con — ce qu’on réalise toujours après coup, trop tard donc — et parfaitement bien dans la logique de Microsoft : emmerder l’utilisateur.
Bref, comment faire pour accéder à ces documents sous Mac ?
Il y a bien OpenOffice.org/NeoOffice qui sont livrés avec un convertisseur, mais il ne marche pas. Du moins, chez moi il ne produit qu’un fichier illisible:

Malheureusement, je n’ai rien trouvé d’autre pour Mac. Et c’est à peine mieux sous Windows, mais au moins il y a une solution !
TextViewer de SoftMaker (ceux qui font l’excellent TextMaker), comme son nom le laisse deviner, est une visionneuse capable d’afficher un grand nombre de documents différents, donc le PSW:

C’est juste une visionneuse, impossible d’enregistrer le fichier dans un autre format. Par contre, on peut faire un copier coller vers un autre traitement de texte. Ou l’exporter en PDF. Si vous disposez d’un Windows sur le Mac, même virtualisé, vous êtes sauvé. Sinon, il vous reste à emprunter le PC d’un copain et installer la petite visionneuse…
Merci SoftMaker. Si vous ne connaissez pas, c’est l’occasion de découvrir à quel point ils excellent dans la compatibilité avec les documents Office. TextMaker, leur traitement de texte (payant, pour Windows, Linux et Windows Mobile), est à peu près imbattable, de ce point de vue.

Morale de l’histoire? On ne le répétera jamais assez: évitez les formats de fichiers propriétaires.
Je peux vous assurer que c’est quelque chose qui ne se produira plus. Après quelques documents Word resurgis du passé, ces fichiers étaient les derniers vestiges d’une époque où je ne me souciais pas de cette question pourtant capitale: mes données sont elles prisonnières d’un format de fichier ou des caprices d’une société ?
(Microsoft n’est pas la seule dont il faut se méfier, loin de là. Les utilisateurs de AppleWorks auront apprécié à sa juste valeur l’absence de compatibilité avec iWork, qui lui a succédé. Apple n’ayant même pas jugé utile de fournir un outil d’importation, même rudimentaire…)

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