A partir de la cinquième minute, (… en) douceur, je me réveille pour partir au combat, lutter contre l’envie de plus en plus oppressante de respirer. Au fil des secondes, des alarmes sonnent. Ma volonté les repousse une à une. L’étau se resserre.
Entre la sixième et la septième, la douleur de la privation d’air m’est même presque agréable parce qu’elle prouve que je peux repousser mes limites. A partir de la huitième, la détresse en oxygène se ressent des orteils à la racine des cheveux. Même si les voyants sont tous au rouge, je ne m’affole pas. Je m’applique à stabiliser cette détresse voire à la positiver en me disant que je suis toujours en vie.(…)
(Stéphane Mifsud, à propos de son record du monde d’apnée statique.)
