La librairie au coin de la rue

Il y a quelque chose de profondément réjouissant à pousser la porte de la toute petite librairie au coin de ma rue, de me diriger tout droit vers le rayon poésie — qui a le mérite d’exister et d’être autre chose que symbolique — et, sans trop m’en étonner, d’y trouver un exemplaire des Poèmes barbares de Leconte de Lisle dont les vers suivants, cités par Karl, m’avaient donné une furieuse envie d’en goûter plus:

J’ai vécu, je suis mort. — Les yeux ouverts, je coule

Dans l’incommensurable abîme, sans rien voir,

Lent comme une agonie et lourd comme une foule.

Je l’ai déjà dit, mais c’est pas grave : La grange, le site de Karl, est un des le site que j’apprécie le plus. Autant pour ses photos que pour ses textes. Mais aussi pour ses quelques coups de griffes — la photo qui accompagne ce billet sonne tellement juste 🙂

Ah oui, le libraire chez qui je m’approvisionne s’appelle « L’oeil au vert », dans le XIIIème, pas loin du parc Montsouris. C’est vraiment une chouette librairie, accueillante et tout. Quelque chose qu’Amazon & Co seraient bien en mal de proposer.

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