Se débarrasser des poids morts, balancer du leste, ça fait du bien.
Y a d’abord le plaisir de faire le ménage et de faire la place, un plaisir qui ne dure qu’un instant. Puis, y a le bonheur de se découvrir plus léger et plus libre de ses mouvements. Un bonheur qui peut durer… aussi longtemps qu’on ne recommence pas à accumuler.
C’est valable dans la vie quotidienne comme dans notre vie numérique — peut-être même plus, tant il est facile d’accumuler. Y compris en ce qui concerne les applications.
Je ne sais pas si quelqu’un a jamais imaginé calculer le poids en grammes d’un octet, mais une chose est sûre : qu’il ait un poids ou non, il peut vite peser très lourd et vous embourber. Ce n’est pas la première fois que j’en parle.
Si depuis quelques semaines/mois je parle moins d’iPhone et d’app de prise, c’est pour une raison très bête : plutôt que de passer mon temps à tester tout ce qui sort, j’ai choisi de passer mon temps à utiliser ce que j’ai.
Un choix qui me semble d’autant plus censé que tous ces tests d’apps me coûtent de l’argent (tout est payé de ma poche, et je suis toujours sans emploi) et que ce travail se transforme vite en une absurde course à la nouveauté. Tiaaft était une tentative de faire ça autrement, mais elle s’est rapidement transformée en une autre façon de courir. Tant pis, ça valait la peine d’essayer.
La conséquence directe de cette décision, c’est que j’ai à nouveau fait le ménage dans l’iPhone et l’iPad : inutile de me trimballer avec un gazillion d’apps, là où une ou deux peuvent suffire.
Comment choisir ce que je garde ?
Rien de plus simple : j’ai regardé ce que j’utilise vraiment.
Vraiment, c’est-à-dire sans “oui, mais… je l’aime bien/tout le monde en dit du bien/on ne sait jamais”. J’ai gardé les apps que j’utilise, point final.
Parfois, j’ai été surpris : cela faisait des mois que je n’avais plus utilisé telle ou telle app dont je pense, et dont j’ai dit, beaucoup de bien. Soit, byebye mes jolies.
Si un jour une de ces apps me manque, je pourrais toujours rapidement la réinstaller : ce n’est pas comme si je les condamnais, elles ou les autres, à un exil à vie.
Ça a aussi très révélateur sur la façon dont j’ai envie de faire de la photo à l’iPhone. C’est-à-dire surtout pas comme avec un reflex ou avec un appareil plus “expert”.
Prise de vue

Dans le dock, les deux apps que j’utilise le plus, celle fournie avec l’iPhone et MPro, elles sont ainsi toujours accessibles. Celle de Apple étant également accessible quand l’iPhone est verrouillé.
La grande qualité de ces apps, c’est qu’elles ne m’embêtent pas avec des options — qui existent, mais se font très discrètes pour ne s’afficher que quand je le désire.
Pour la petite histoire, j’ai configuré MPro pour faire des N&B très contrastés. Bien sûr, je pourrais créer ces N&B après coup, à partir d’une image couleur, mais parfois j’aime bien voir ses N&B contrastés au moment de composer l’image.
Second écran, MCPro (la cousine, dédiée à la couleur, de MPro), réglée pour faire des couleurs presque complètement désaturées; 6×6 et 6×7, qui démarrent aussi rapidement que l’app de Apple, et qui sont chacune dédiée à un format d’image.
Ça semble con de choisir une app juste pour son format d’image, alors que je peux toujours recadrer après coup ou utiliser une app qui propose plusieurs formats, mais là encore : rapidité, facilité d’utilisation et la possibilité de visualiser le format au moment de la prise de vue font une réelle différence… sans avoir besoin de passer par des menus ou options pour le choisir.
Ranger
Oui, je “gaspille” un écran pour ranger seulement quatre apps (trois, vu que l’excellente Caméra Awesome va sans doute disparaître).
C’est pas un peu idiot ? Disons que, pour moi, le but n’est pas d’avoir le moins d’écrans possible sur l’iPhone, mais des écrans aussi fonctionnels que possible : c’est-à-dire où je passe le moins de temps.
Ainsi, je sais que la prise de vue, c’est sur le dock et sur le second écran que ça se passe. Et sur ce second écran, je ne dois pas fouiller parmi 20 icônes pour trouver celle dont j’ai besoin. Je sais aussi, pour chaque écran, quelle app se trouve dans quel coin.
Si ça n’a vraiment rien de révolutionnaire, c’est quand même assez pratique à l’usage pour le signaler : j’ai séparé les apps de prise de vue — qui doivent être rapides, intuitives, les apps qui ne doivent surtout pas m’emmerder avec des menus et des options au moment où tout ce que je veux c’est faire une photo — des apps de retouche, filtres, etc. — celles que j’utilise tranquillement, généralement après la prise de vue.

Certaines de ces apps sont également des apps de prise de vue (Oggl, Hipstamatic, VSCOcam, EyeEm, Instagram, etc.), pourquoi les ranger là ? Parce que je les trouve moins rapides ou moins ergonomiques ou elles demandent plus de manipulations avant de me laisser prendre une photo. Du coup, je ne les utilise qu’après la prise de vue.
Parfois, je me dis que je pourrais m’imposer des contraintes assez stimulantes (et utiliser ces apps aussi à la prise de vue). Genre : cette semaine, tout au filtre kCe dans EyeEm, ou tout dans Instagram… Peut-être, un jour.
Simplifier le reste
Bien sûr, ça ne s’arrête pas à la photo. Écriture, lecture, etc. toutes les applications ont subi le même traitement. Par exemple, de tous les éditeurs Markdown que j’ai achetés, j’en ai gardé… un, sur l’iPhone (Daedalus Touch). Deux sur l’iPad (Day One et Daedalus Touch). Tous les autres sont à la poubelle… enfin, ils sont stockés dans iTunes mais je ne suis pas sûr ça fasse une différence.
Le choix d’apps Markdown pourrait faire le sujet d’un autre article. Mais, comme avec l’iPhonégraphie, cela fait plusieurs mois que je me demande : est-ce bien utile parler de tout ça ?

(Tumblr)
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