De Rowling et Galbraith

L’explosion des ventes du roman de Galbraith, The Cuckoo’s Calling, depuis qu’on sait que derrière ce pseudo se cache la maman de Harry Potter est impressionnante : j’ai entendu un truc comme +500%, rien que sur Amazon.

Même J.K. Rowling peut écrire un bouquin qui ne se vend pas (1500 ventes en tout, avant que le pot aux roses soit découvert)… tant qu’elle ne le signe pas de son nom. C’est le même auteur avec, on peut le supposer (je ne l’ai pas lu), la même patte.

À se demander ce que veulent lire les lecteurs : un nom sur une couverture, ou juste un bon livre ?

Si c’est le nom qui compte, j’attends avec impatience le premier best-seller avec rien que des pages blanches et le nom d’une vedette en gros, sur la couverture.

On pourrait même vendre ça avec un peu de marketing comme un “DIY” : Faites votre propre roman avec [nom de l’auteur vedette]. Il y aurait un stylo fourni et une première ligne déjà écrite sur la première page… à charge au lecteur de remplir la suite. Ça marcherait aussi pour la BD et les histoires pour enfants (suffit de remplacer le stylo par des crayons de couleur).

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Plus sérieusement, c’est révélateur de la façon dont fonctionne le marché du livre et du peu de chance qu’ont un bouquin et son auteur de se faire connaître avant de crever dans l’indifférence générale — s’ils ne sont pas soutenu par un nom connu, ou par du buzz.

Rien n’oblige à ce que l’édition fonctionne comme ça, à part une vision économique à court terme… Et ça pourrait changer, si les lecteurs décidaient d’être un peu moins passifs. Qui a envie d’être une oie qu’on gave ?

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